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FILE NAME: St. Gobain (SG) DATE: 2003 DOC#: SG007 DOCUMENT DESCRIPTION: Newspaper Article in French i . L v i i a - i i i , ERNATiONAL 50 Capita! Avn! 2003 amiante Au Brei ce poise La firme vient de renon cer a son amiante bres lien, materiau prohibe en France depuis 1996. Ce qui est dangereux ic ne l'etait-il pas !a-bas 7 E n vingt-neut ans de carriere dans une usiric d'amiarue Brasilit. filiale dc Saim-Gobain an Brest!. Sebastian da Silva s'est fait un suniam : Chorao (pleurntchard). La retraitc, cn Ml)0, nc l:a pas calme et, a 66 ans. il rale encore. Conire sa pension -de misere, maissurtout cornrc la lemcurde la justice: maladc dc l'asbestose, i'affection juilmonaire provoquee par {'inhala tion de pousstercs d'amiamt. il a du subtr une ablation partieiie de son poumon gauche, attaque par une lumeur malignc. On deccmbre 1999, il a depose une demands d'mdemnisation aupres d'un tribunal regional, loujours sujet aux pneunionics. il reclame 20(1000 reals (57 (Ml euros) dc dedoramagement. l a muitinationale frangaisc, malmenee par ses 100 000 iitiges amiante en cours aux Etats-Unis, sc serait bien pas- LE GROUPE FRAN^AJS A EXPLOITE SE 0 0 C e s usaws ont 6te reconverties fin 2001 Les trots usines de la filiale de Saint-Gobain, a Belem, Caxanga et Esteio (du nord au sud sur la carte) utilisent un substitut a I'amiante depuis plus d'un an. G Etemit exploits toujours une mine d'amiante A Minasut, dans 1'Etat de Goias, ce gisement d'amiante a ete exploite en commun par Saint-Gobain et Etemit jusqu'en 1997. Depuis, !e groupe francais s'est retire, mais son partenaire local continue a extraire 200 000 tonnes par an. II te esilJaint-Gobain produisait sonnterdit chez nous En France, la detection de (am iante est obligatoire depuis 1996. enon- bresi- iibe 3UX 1C! as? de car UNine i. filiaie u Bresil, : tail un ilcurni99u. ne x. i! rale iun de anirc: ia lade de oulmoinhalaante, il anielle itiaque En de- sec dc cc .second from. Car : Chorao n'est pas seul. 11s sont plus de 500 victimes de Famiamc- a avoir prefers aller cn justice plutot que d'accep- malgrc d'inccssantes tentatives d'intimidation (proccs. inter- rogatoire rocambolesque par deux agents des services secrets el, dit-elle, menaces de mort pas si dangereux que qa pour a abouti si tard, Saint-Gobain y ies ouvriers. Defendue par les ! est.pour quelque chose : e'est lui industries dans ies annees 90, ; qui a fait stopper, en 199(1. les eile est contcstee par nornbre : recherches menecs dans ce sens d'experts, comme Annie Thc- par Eternit, dont le patron de ter (aumone qu'on leur pro visant sa fillet, Rien ne I'a empe- baud-Mony, specialists de la i'epoque est devenu un ecoloposal! : un suivi medical gratuit chee de crecr le reseau inter same au travail a (lnserm et ; giste convaineu. Saint-Gobain a aupres de clintqueschoisies par national Ban Asbestos pour (in membre de Ban Asbestos. ainsi retards de plusieurs les employcurs et un cheque terdiction de 1'amiante. D'ailleurs, en Occident, malgre : annees (arret de 1'amiante. De de 5 (XX) a 15 000 reals (I 500 a D'un cote done, Saint-Gobain des normes plus ancietmes et but 2005. en revanche, la firme 4 300 euros) scion leur etal. a commence a indemniser au plus strides qu'att Bresil. on a en a fait le theme de sa cam- Tons ces refraetaires sont des compte-gouttes. Mais de I'autre, vite opte pour (interdiction... pagne tie pub. Toujours pas sa- cx-cmpioyex de Saint-Gobain ou de son partenaire local le groupe a continue L'association des a utiliscr au Bresil victimes a subi ce poison dont la Aujourd'hui, Daniel Rolland prefere avancer des raisons economiques: Il a fallu trouver un tisfails par les dernieres indemnisations proposces par Brasilit (jusqua 50000 euros pour ecus Eternit, filiale d'un des plus gros producteurs mondiaux d'incroyables pressions France a pourtant mterdit (usage, ia production ct la ven- substitut a (amiante, investir | qui renonceraient au suivi medi 35 millions de reals (10 millions ; cal gratuit). Chorao et ses d'euros) pour reconvertir les camarades appreeieront. d'amiante qui compte parmi ses te des juiilet 19%. Deux poids. usines. etc.f Mais, si la quete , Au Bresil. Jean-Jacques actionnaires des funds de pen deux mesurex. cn somme. Au- j d'un protluit de remplacemcnt Sevilla, u jv.c. Frederic lh;t>hin sion bresiliens, une firrrie suisse jourd'hui encore, Daniel Rol- , et... Saint-Gobain lui-meme land, directcur general de Bra- (16% du capital). Aptusieurs reprises. Injustice bresilienne a estime que cer tains salaries malatles avaicnt subi de fortes pressions pour signer un accord. Chorao et les autres refusent de ceder. Regroupees dans ['association Abrea, ces victimes se reunissent chaque mois a Sao Gaetano do Sul, pres de Sao Paulo. A leur tcte, Fernanda Giannasi: cette inspcctricedu travail lutte depuis vingt ans contre les silit, pretend que Saint-Gobain a ^amorce des 1996 son retrait de (aniiantc. Objection ! La | finite franyaise a bien quitte cn j 1997 la Sama, un joint-venture j constitue avec Etcrnit pour j exploiter une mine d'amiante j dans I'Ltat du Goias. Eternit j devenail par trop infrequerttable ; avec ses proclamations du : genre: Plant que le Bresil auto- i risera 1'amiante, on l'utilisera, i Mais, pour le reste, Saint- j Gobain a systematiquement ; ... bateaux poubelies Comment le lobby petrolier intrigue pou obtenir des lois sur mesure Les petroiiers depensent sans compter pour que rUnion ne grands producteurs d'amiante SJTESD'AMIANTE O O O cestrois! tardent^sei Dans ces trots usines com munes avec Eternit (cTouest enest:Goi&Tta,cfanste Goias, Capwah, darts (Elat de Sao Patio, et Guadalupe, pres de Raj, Brasiitafabriqo6 des materiaux amiantes jusqu'en inline les pieds, poursuivant la production dans six usines. dont trois sous le nom d 'Eterbras, avec Eternit. 11a fallti attendre , 1999 pour que soit enfin an- j nonce dans la presse locale l'ar- , ret des usines. El encore !Cette j decision n'a ete effective que fin j 2001 dans ies trois usines Brasi- j lit et en 2002 sur les trois sites ; gores avec Eternit. Rappelons 1 que ee dernier compte toujours j Saint-Gobain parmi ses grands mette pas en cause leur responsabilite. cetait en janvier, au Parlement europecri. Plusieurs grandes entreprises franqaises, dont Total, conviaient une poignee d 'elus a diner. Sujet du jour:le naufrage du Prestigc. On a eu droit a une grosse ope ration de relations publiques. se souvient un depute. La main Les affreteurs du Prestige, qui a coule I'automne dernier, ne pen vent toujours pas etre poursuivts rite, avant dc dcplorer, la foi.ssuivante. que les promesses n on! pas etc tenues... C'est quo le^ acteuts du secteur petrolier 2002.Piisla88aledeSaintGob*t a cesa6, mais pas sot partienaifB, Elemtt Si bied que fas sites aftsment actueleroent ooduc^on avec et sans - .: iiantejquinze jours cbacun ' son tour, ubuesque! Lss dsuxgroupesvontprodhamementserapartir ies sites. actionnaires, malgrc la pro- messe des Franqais, en 1999, de s'en desengager... Toutes ces tergiversations s'expliqueraiem par la these dite de (usage controle : (amiante, utilise dansde bonnes conditions generates dc securite, ne serait sur le coeur, les representantsdu groupe petrolier, qui traine les casseroles de (Erika, ont promis plus de vigilance sur (utili sation des bateaux poubelies. A chaque marec noire, (histoire sc repete : (opinion publique reclame davantage de seve- (conipagnies et arrnateursi pesenl de tout leur poids poui maintenir une reglementatior peu contraignante. fit du pou.yoir, iis en o n t: les leaders moti- diaux iExxonMobil, BP, Royal Dutch Schell. TotalFinaElf ct Suite fxif.v 58 Avril 2G03 Capital 57 m PACA'movc aemi APR-4-200: FRI 07:49PM ID