Document MoRMNwXOOObX0QQLx7E1xe1qk
Jm
P BHUAUX ( Institut d'Hygiene et d'Epidemiologie - Bruxelles Bireeteur Dr A. LAFONTAINE)
IKTBODUCTION.
Le plomb est un. dee rares metaux dont on ne oonnaisse aucune utilities tant qu'oligo-elAment, dans le metabolierne animal*
II n'a pratiquement jamais AtA utilisA on therapeutique, si ce n'est an usage externa (par example eau de Poulard).
Bien qu'il soit connu depuis la plus haute antiquitA, le prin cipal intArdt pour ce mAtal a toujoure Ate centre sur see propriAtAs toxiques, et trAs secondairement sur oertaines actione topiques.
Au cours de ces derniAres annAes, 1'intArflt des toxioologuee pour le plomb a Ate considArab!ament augmentA en raison des multiples pollutions dues aux conditions techniques de la vie moderns. Eh particulier, 1*augmentation de la teneur en:plomb del'atmosphere, due aux gas d'Achappement des vAhicules A moteure, a fait craindre un retentisBement sur la santA des individus. Ce problAme a euecite de nombreuses oontroverses. ($8 - 99 - 67 - 72 - 102 * 71).
L'objet du present travail n'est cartes pas de trancher dans ce s domains mais simplement de tenter de fairs le point sur un aspect particulier des oonnaissanoee acquises* A savoir le mAtabolisme du plomb chez 1*animal et las relations qu'on peut en'tirer avec ce qui se passe chez l'houme.
Lea points sulvants seront successivement traitis t
1. Absorption du plomb par vole digestive. Taux et facteurs influenqant 1'absorption intestinale* MAoanismes de setts absorption.
.-ft*.'
2. Absorption du plomb par voie frespiratoire. Taux et Divers facteurs pouvant modifier la resorption respiratoire. MAoanismes de cette absorption.
ur
3* Absorption du plomb par vole outanee. 4. Distribution du plomb dans 1'organisms animal* Excretion. 5. Conclusions. Possibilitfis d'extrapolation chez 1'homme dee resultats
acquis par les experiences sur animaux.
U ABSORPTION DU PLOMB PAR YOXE DIGESTIVE.
I. 1. Taux d'absorption intestinale.
L'absorption intestinale du plomb a 6t4 Studies de faqon tree approfondie par KEHOE et ses collaborateurs (95 - 98 - 96 - 99 -9794 - 90 - 91 - 92 - 93). Chez 1'homme, 1*absorption intestinale est tree faible; elle n'excede pas 10 % de la quantit4 inger&e et une partie de la quantite absorb est rAexcrltee par le traetue gastre-intestinal et 41imin4e.
Chez l1animal, KEHOE (90) confirms ce taux d'absorption de l'ordre de 10 % de la quantity ingerle. Toutsfoie, 1'experimentation animals montre qu'il existe de grandee differences suivant les espSces et m8me suivant les differenta individus d'une m8me espace animals. Cette faible absorption intestinale est confirmSe par B12INETH (6) qui experimentant ohez le mouton conclut que 98 A 99 % du plomb ingere est excreta par les faeces (il peut cependant y avoir accumulation dans le foie).
Chez le rat, CASTELLINO (8) observe une absorption intestinale d`en
viron 18 % (acState de plomb marque au Pb210).
)
Par centre QAQE et LITCHFIELD (65), experimentant chez le rat par 1
ingestion de nitrate de plomb, n'obeervent qu'une absorption de
1'ordre de 0,3 % et concluent que le rat absorbe beaucoup moins par
voie gastro-intestinale que 1*homme. Cette difference est peut ttre
due a la forme chimique de plomb utilises.
m-
La difference d'absorption suivant les especes animalos et la nature chimique du plomb ing&rl est encore montree par les travaux de GOWGILL et coll. (77) qui observant chez le rat une absorption quasi nulls
DUP050058814
JDT'3
d'alliages de p^omb metallique (soudure commercials) par rapport A 1*acetate de plomb. Par eontre ces mimes auteurs observant une absorption moderae de 1'alliage de plomb chez la chian.
Au sain d`une mime espece animale las differences d`absorption peuvent lire fealsment trds sensible s : en utilisant du ?b":i2 HURSCH (8?) observe chez 3 sujets hamains des absorptions ^tiant de 1,3, 8,1 at 16 % (la seule difference evidente autre lea 3 sujets est l'lge ; 1`absorption est d'autant plus forte que le sujet est plus jeune). Des differences du mime ordre sont observees par HARRISON (8l).
IMAMURA (88) utilisant de l'acState de plomb par ingestion ohez 1`homme a constate des absorptions de 1`ordre de 20 a 30 % de la quantity ingerae.
KOSTIAL (lOl) etudiant 1 * absorption intestinale du Pb203 chez le " rat observe une absorption tree Sieves chez las rats nouveaux-nes (5 A 7 jours) ; la retention est de 1*ordre de 73 % alors que CARR et coll* (38) unobservant qu'une retention de 1'ordre.de A % chez des rats de 7 a 8 Bemaines*
CLARKS (66) rapportant des experiences effectuees chez le mouton ooncluent A une tres faible absorption dans cette espece animals, de 1* ordre de H 2
j
Par eontre 1*espece bovine semble assez sensible a 1'intoxication } saturnine par ingestion ce qui semblerait indiquer un taux d'absorp tion assez SlevA (HARBOURNE - 80) (LIESEOIS - 106).
Dans une revue d*ensemble, 11Aditorialiste du "Journal of the Air Pollution Control Association" estime qu'environ 8 % du plomb ingerA est retenu par 1'organisms*
Les derives organiques du plomb travsrsent egalement la parqi intestinale : SCHEPERS et collaborateurs (128) ont montrA que 1'in gestion de plomb tAtraAthyle et de plomb tAtramAthyle pouvait provoquer des signes d*intoxication saturnine ohez le rat*
DUP050058815
Ul - ij.
Dana plusieurs travaux effectues chez le rat et la souris, SCHROEDER at collaborateurs (130 - 131 - 132 - 133 * 134) out montre qua 1'ad ministration orale da sals da plomb (a das concentratic ub similaires k celled rencontrees Chez l'homme) a un affat toxiqua im-rinseque exprime an termes de survivances chez 1*animal d'experience.
La stdarate da plomb est aussi absorbe par le tractus gastro-intestinal et provoque une intoxication saturnine chez la souris, le rat, le cobaye et le lapin. (129)
Enfin THOMPSON (156) dans une etude effectuee chez l'homme estime qua la quasi totalite du plomb inglre est elimine par las faeces. Moins da 4 # du plomb ingere est retenu dans 1'organisms; ce qui cortsepond "grosso modo" k la charge oorporelle normals a plomb.
En conclusion de cette revue de quelques travaux effectues sur 1'ab sorption gastro-intestinala chez diverses especes animales, on peut voir qua las taux d*absorption sont trSs variables non seulement -y d'une espece & 1'autre mis egalement, au sein d'une mdme espies animals, d'un individu a 1'autre. Un point qui semble pouvoir &tre retenu, e'est 1'influence de 1'Sge sur les taux d'absorption intestinale : las animaux tres jeunes semhlant bien absorber davantage de plomb que lap animaux plus Sgis. Toutefois, chez 1'adults, la quantite abeorbee est gensralement faible par rapport a la quantite ingeree. Nous verrons plus loin qua d'autres facteurs peuvent egalement influencer les taux d'absorption.
I* 2. Facteurs dietetiques influencant 1'absorption intestinale.
II est bien connu que le metabolisme du plomb est plus ou moins semblable a celui du calcium particulidrement en ce qui concerne sh deposition dans les os et sa mobilisation a partir du d6j3t osseux.(31)
Plusieurs travaux ont eta consacres k 1'etude de 1'influence de la teneur du regime en calcium, phosphors et vitamins D, sur 1'absorp tion intestinale du plomb*
DUP050058816
1
SIX K. et GOYER R. (137) ont montre qua l1influence du calcium etait surtout important : chez le rat une diets pauvre en calcium (3 foie moine qua la teneur habituellement admise) augments nettement la resorption du plomb. Dans ces conditions, 1elimination fecale diminue alors que la plombdmie est augment6e (4 foie cells des temoins). La plomburie est Sgalement augmentee. De plus, dans ces conditions, la distribution du plomb dans 1*organisms est diffe rent : 1'accumulation dans les tissue mous est augmentee alors que la deposition dans les os est diminuee. Par contre 1'augmentation de la diete en calcium ne semble pas diminuer la resorption du plomb*
De leur c8te LEDERER L*G. (103) et HERNBERG S. (84) estiment que 1*addition de carbonate de calcium au regime alimentaire diminue 1'absorption gastro-intestinale du plomb.
KOSTIAL (101) exprimentant sur des rats nouveaux-nes, arrivent a peu pres aux mdmes conclusions que LEDERER.
Par rapport a un groups temoin nourri au lait de vaohe, 2 groupes de rats, l'un nourri avec du lait enrichi en calcium et phosphors et 1'autre avec du lait enrichi en calcium, phosphore et alginate de sodium, ont des taux d'absorption de plomb nettemeat abaisses : 73 % pour le groups tSmoin, 54 et 23 % pour les deux autres groupes* Cette moindre absorption est confirmee par une moindre accumulation de plomb dans le foie et les reins.
En ce qui concerns 1'influence de 1'alginate sur 1'absorption gastrointestinale du plomb (1'alginate de sodium a ete demontre comme etant un inhibiteur effectif de la resorption intestinale du stron tium ce qui laissait asperer une notion analogue sur la resorption du plomb), CARR T.E.F* (38) aboutit & des conclusions inverses de cellos de KOSTIAL (II imports de souligner cependant que KOSTIAL experimental sur des rats nouveaux-nes et CARR sur des rats de 7 a 8 eemaines) : les rats soumis a une dilte enrichie d*alginate de sodium ont une absorption intestinale de 9,1 % de la *ose ingSrae eontre'3,7 pour le groups t&moin. Une hypothAso possible est que
DUP050058817
Ul-fc
la sequestration du calcium par 1'alginate interviendrait pour favoriser le passage du plomb. Chez l'homme HARRISON GE. et collaborateurs (8l) aboutissent i la conclusion que 1*addition d'alginate do sodium au regime alimentaire ne modifie en rien 1*absorption intestinale du plomb ingdrd. Etudiant le parallel!sme entre le radtabolisme du plomb et celui du caloium SOBEL A.E. (138) et collaborateurs aboutissent a la conelusion que la deposition du plomb dans les os est dirigee par un meta bolisms propre, plus ou moins analogue & celui du calcium, male n'agisaant pas necessairement dans la mSme direction. Dans oe mdtabolisme interviennent le calcium, le phosphors et la vitamine D. Toujours dans le mime domains des facteurs dietetiques influenqant la resorption intestinale du plomb, LIVSHITS (108) a montre, dans une etude gffectu&e chez le rat, que 1*addition de pectine au rdgime alimentaire (sous forme de carottss crues) aveit un effet protecteur contre 1*intoxication saturnine surtout en favorisant 1'excretion urinaire du plomb*
En conclusion de cette revue de quelques travaux sur 1'influence de certains faoteurs didtdtiques sur la resorption gastro-intestinale du plomb, on peut ddduire qu'il exists de grandee differences sol vent les esp&ces animales.
Un point qui semble pouvoir oependant fttre retenu est qu'une didte pauvre en oaloium augments la rdaorption intestinale. Quant & la protection conferee par un rdgime riche en oaloium, elle rests tree controversde*
I, 3. Mecanismes de 1*absorption gastro-inteatinale.
Assez peu de travaux ont ete consacres aux mecanismes intimes de la traverses de la paroi digestive des diverges formes de plomb qui peuvent dtre ingerees.
D'un point de vue thdorique gdndral, quatre mecanismes principaux peuvent expliquer le passage a travers les membranes cellulalreS
DUP050058818
Ill - 7
d'une substance qu'elle soit ou non sous forme d'electrolyte. (GODFRAIND - DEBECKBR - 69).
1, Filtration^ Les membranes biologiques presentent dee discontinuites appelses pores dont la dimension varie suivant le type de membranes : les electrolytes et les non electrolytes les traversent en fonction de leurs dimensions propres par rapport a celles dee pores.
2. Diffusion. La vitesse de diffusion d'une substance a travers ,SM m mm mm Une membrane depend principalement de facteurs physiques (gradient de concentration et coefficient de partage lipides-eau). Cette diffusion peut Itre libre ou assiste.
3* Transport, acti_f. Ce transport actif se diff6rencie de la diffu sion assietee en ce qu'il exige un apport d'energie.
k, PinocytOjse. Ce mode de transport a travers les membranes cellulaires se fait par la formation d'invagination vacuole dans les parois des cellules epitheliales des membranes cellulaires. L'importance de ces phenomenes de pinocytose est encore fort peu connue chez le mammifSre.
En ce qui concerne le passage des differents composes de plomb k travers la paroi Intestinale, les quelques travaux qui ont et6 consacres k l'&tude de ce mecanisme plaident en faveur de la simple diffusion k travers la paroi intestinale. LIEGEOIS et DERIVADX (106) ainsi qua DELWAIDE et HEUSGHEM 452) estiment qu'une partie du plomb ing4re est transform^ par les sues digestifs en chlorure de plomb et: chololates de plomb qui sont assimilables et traversent 1'Ipithllium digestif pour passer dans le sang ou ils se fisent essentiellement sur les hSmaties sous forme de complexes protSiques. Une grande partie du plomb ingSre se transforms en sulfure de plomb insoluble qui est $limin4 par les selles. Les travaux de FAIRHALL L.T. (36 - 57) plaident egalement en faveur de la resorption par diffusion a travers la paroi intestinale. La solubilite des divers selS de plomb (carbonate, sulfate, chromate, oxyde, plomb metallique) est eensiblement la mdme dans le serum
DUP050058819
All - g
que dans l'eau eauf l'oxyde de ploob qui est cent fois plus soluble dans le serum que dans l'eau par suite probablement de la formation rapide d'hydroxyde de plomb entrant facilement dans des complexes protSiques. II est a noter que I'oxyde de plomb est le compose de plomb qui est le plus rapidement absorbs* Toutefois, 11 faut noter que le travail de GAGE et LITCHFIELD (65) conclut que 1'absorption de nitrate de plomb chez le rat n'est pas proportionnelle a la dose ingeree et que, par consequent, l'absorption pourrait bien Stre dtte 4 un autre m&canisme que la simple diffusion passive*
En conclusion, dans I'&tat actuel des experimentations, il semble bien que l'hypothese la plus vraisemblable en ce qui coneerne la penetration digestive du plomb est la simple diffusion 4 travers 1'epithelium
Toutefois, en raison du petit nombre de travaux qui ont ete consacres 4 1 * etude de ce probldme, des recherches complementaires restent certainement utiles pour expliquer les mecanismes de passage a travers .. la paroi intestinale.
1
II. ABSORPTION DtJ PLOKB PAR VOIE RESPIRATOIRE.
II, 1* Taux d'absorption par voie pulmonaire* Facteurs modifiant cette absorption*
Tout comme 1*absorption intestinale, 1'absorption pulmonaire du plomb inhale-a ete etudie de faqon tree fouillee par KEHOE et see collaborateurs* (95- 98 ~ 97 -99 - 9^ - 91)
Dans une sSrie df etudes effectuees chez des volontaires humainsi inhalant des atmospheres chargees de particules de sesquioxyde de plomb de diametres differents ( 0,05 1* a lt2 ^ ) et de concen trations diffrentes (0,075 VS de plomb par m3 a 0,15 IS de plomb par m3) KEHOE about!t aux conclusions suivantes exprimees en pourcentages de retention globale dans l9arbre respiratoire*
DUP050058820
Ill ~ Of
* 35 % de retention pour les particules de diamdtre raoyett de 0,05 p
- 54 %
"
" " 0,75 p
- 43 & 53 %
"
" " 0,9 a 1.2 p
KEHOE souligne qu'il existe de grandes variabilites individuelles dans les taux de retention et que ces chiffres ne representent par consequent que des ordres de grandeur II en conolut que 1'absorption par voie respiratoire eat de I'ordre de grandeur de 50 # de la quantite totale inhalee.
De nombreux travaux ixpdrimentaux ont dtd effectues sur 1*absorption du plomb par voie pulmonaire en particulier par rapport a la dimen sion des partioules inhal&es, a la nature chimico-physique du plomb inhale et aux conditions respiratoires de 1'exposition (duree de 1'exposition, rythme et profondeur de la respiration)
Le travail de TOMASHEVSKI et MITCHELL (158) est particulierement fouille d cet dgard. Ces auteurs envisagent d'abord 1'architecture et la physiologie de l'arbre respiratoire : la surface capillaire alveolaire (de I'ordre de 40 a 80 m2 ohez l'homme) est telle que tout materiel soluble qui attaint les alveoles pulmonaires est absorbs a pea pres comma s'il s'agissait d'une injection intraveineuse. Le rnecanisme de deposition et de retention des particules inhalees est dependant de 4 facteurs principaux s
* la dimension et la densite des particules - la nature hygroscopique de ces particules - le fcythme et. la profondeur de la respiration - la duree de 1'exposition
Les particules insolubles qui sent deposees le long de l'arbre tra~ chdobrorchique sent captees par 1'epithelium cilie et conduites vers le pharynx d'ou elles sent soit expectorees, soit avaldes.
Les particules arrivant aux bronchioles terminales se deposent sur la paroi bronchiolaire, s'y dissolvent et sont soit absorbdes soit englobdes par les macrophages alvdolaires i de Id, elles
.:P
DUP050058823
Ill ~ Ac>
peuveut soit entrer dans les espaces interstitiels puis dans lss vaisseaux lymphatiques, soit suivre une vole ascendants jusqu'E 1*Epithelium ciliE et arriver jusqu'au pharynx od Silas seront d nouveau soit expectorees, soit avalEss.
D'apres des Etudes expErimentaies et thEoriques la dEposition des particules dans I'arbre respiratoire ee fait suivant trois mecanismes i
- impaction par inertie dans le nasopharynx et le larynx : ce mEcanisme est directement proportionnel d la densitE des particules et au carrE de leur diamEtre. Les plus grosses particules seront done dEposEes dans le naso~pharynx ou le larynx et de la soit expectorEes, soit avalEes.
- pour des particules de plus faible diametre, la deposition se fait par sedimentation au plus loin dans I'arbre respiratoire t oe mecanisme est Egalement proportionnel a la densite des particules et au carrE de leur diamEtre. Ces particules sont captoes par 1'Epithelium ciliE et conduits vers le pharynx d'ou elles sont expectorEees ou avalees*
- enfin pour les plus petites particules, e'est le mouvement brownian qui rEgle leur dEposition au niveau alvEolaire ou la Vitesse du courant aErien est tres.faible : une partie de ces par ticules ee dEpose et est absorbee, une partie peut St re rejetEe par 1*expiration.
D'aprds les expEriences de LANDAHL et ALTSHULER, cites par
?
TOMASHEVSKI (158), la retention globale est minimum pour les parti- ,
oules de 0,5 p de diametre : elle augments au-dessus et en-dessous
de ce diametre, ceci pour les particules de faible diametre, en-
dessous de 1 p
- Les particules de plus de ^O^ds diametre ne depassent pas les grosses broaches*
- Les particules de 5 p et en-dessous peuvent arriver aux bronbioles et aux canaux alveolaires.
- Enfin, les particules de 0,6 p et rnolns atteignent les alveoles.
DUP050058824
En ce qui ooncerne le rythme respiratoire, plus lente est la res piration plus long est la temps de sejour dans l'arbre respiratoire et plus forte est la retention.
Enfin TOMASHEVSKI et MITCHELL (158) envisagent les facteurs pouvant interferer avec les mecanismes de "clearance" de 1*epithelium cilie y la cigarette de mSme que la bronchite et 11emphyseme paralysent 1'activite de 1epithelium cilie et augmentent done la deposition des particules. Les auteurs concluent qua la majorite du plomb inhale est elimine de l'arbre respiratoire et avals ou expectorS < cependant les composes de plomb "soluble" tels que ceux sous forme de "fumeee" ou "brouillards" peuvent Etre rapidement et quasi completement absorbes.
LUTMEE R.F. et collaborateurs (109) ont egalement effectue une Etude particulierement interessante sur l'absorption respiratoire du plomb chez les souris. Ces auteurs ont soumis leurs animaux d'experience a~des gaz d*eohappement de moteurs d*automobiles soit tels quels, soit soumis a une irradiation aux rayons U.V. produisant artificiellement le "smog" photochimique. L'exposition des animaux a dure 15 mois. Chez les souris soumises a 1*exposition de gaz non irradies les auteurs observent une augmentation significative de plomb osseux a partir de la plus faible concentration en plomb (2,6 yg par m3) Chez les souris soumises & 1'exposition au gaz irradie cette augmentation s'est significative qu'a la plus forte concen tration (15,6 pg par m3). D'aprEs les auteurs, cette difference pourrait Etre due a 3 facteurs :
- soit a une difference de forme chimique du plomb dans le gaz d'echappement apres irradiation;
- soit a un agglomerat de particules dans la chambre d'irradiation dfi a la formation de particules ionisees provoquees par reactions photochimiques : il en resulterait des particules plus grandee qui sont moins bien absorbees.
- soit enfin au fait que les pics de concentration dureraient plus longtemps pour les gaz non irradies.
I DUP050058825
.Ill -AT-
Les auteurs concluent egalement quo pour les plus faibles concentra tions en plomb (2,6, 7,6 et 8,7 y,g par m3) il n'y a pas de corre lation dose-effet. Par contre a la concentration la plus elevee (15,6 ,ig par m3) il y a une nette correlation dose-effet : cela semblerait indiquer un effet "eeuil" - LUTMER (109) conclut prudemment en disant que des experiences sur un plus grand nombre d'animaux seraient necessaires pour confirmer ces resultats.
MUIR et DAVIES (115) experimentant chez 1'homme par inhalation daero sols de 0,5 p de di-metre obtiennent des valeurs de retention plus faibles que celles dfccrites precedemment : de 6 a l4 # de retention suivant les conditions. Les principaux facteurs qui influencent cette retention sont d'une part le volume respiratoire (1'augmentation de ce volume augments faiblement la retention) et surtout la frequence respiratoire dont 1'augmentation diminue la retention.
HORIOCHI 486), par contre, experimentant egalement chez 1*homme par inhalation d*aerosols d'ac6tate de plomb (particules de diamAtre inferieur a 5 P) confirms Mgrosso modoM les taux de retention ob serves par KERHOE s 40 a 50 # du plomb inhale est excrete par les faeces et les urines.
STOLMAN A. (l44) rapporte dec experiences effectuees chez 1'animal par inhalation de sesquioxyde de plomb s pour des particules de 0,01 & 0,05 p de diametre ITabsorption est de 1*ordre de 35 a 50 % tandis qu'elle atteint 50 a 60 % pour des particules de 0,75 p de diamAtre.
STOKINGER H, (l43), au cours d'experiences faites chez la souris conclut qu'a peu pres la totalite des particules de sesquioxyde de plomb de 0,04 p de diametre sent absorbAes par inhalation chez la soutis.
Experimentant chez des chiens en leur faisant inhaler une atmosphere enrichie en Pb210, STUART et collaborateurs observent des absorp tions respiratoires variant de 58 a 76 %-
POTT' (119) et collaborateurs admiaistreat a des rats da bromure et de I'oxyde de plomb par voie intratracheale et pour comparaison par voie intraveineuse : utilisant la teneur en plomb du femur comme
DUP050058826
Ill - 43
mesure de 1'absorption, ils observent la m$me teneur chez les rats traites par voie intratrachAale et intraveineuee. Les auteurs en concluent que la concentration de plomb dans l'air a beaucoup plus d'importance biologique que le plomb alimentaire.
BOOKER et coliaborateurs (28 out fait inhaler a 2 sujets humains un aerosol (particules de 0*05 a 0,5 p de diametre) marque au Pb212 : les retentions observes pour ces 2 sujets ont At 6 de 60 et 34 % confirmant ainsi les grandes variations deja noteee par KEHOE,
HOPKINS A. (85) a provoque des intoxications saturnines chez des babouins par injections intratracheales repetees d'une suspension de carbonate de plomb : 11 obtient de cette faqon des plombemies attelgnant jusqu'a 1000 yg #. L*auteur souligne les grandes differences observees d'une espece animale a 1'autre.
La "clearance" pulmonaire, 0'est-a-dire 1 * elimination des particules inhalAespar 1*epithelium cilia des broaches et de la trachea, a fait l'objet de plusieurs travaux. En ce qui concerns la "clearance" pulmonaire du plomb inhale WATSON JA. et collaborateurs (l4) ont fdit inhaler ou injecter par voie intratracheale un aerosol (diametre moyen des particules 0,4 p) de chromate de plomb marque au Cr 51 * aprSs 20 heures les auteurs ont observe une clearance pulmonaire de 39 % apres inhalation et de 3 # seulement apres injection intratracheale. Cependant, les auteurs notent que, par compartiment de l'arbre respiratoire, la cinetique de la clearance n'est pas modifies par le mode d'exposi tion.
Toujours concernant la "clearance" pulmonaire, notons les travaux de BINGHAM et collaborateurs (19-20) : ces auteurs ont fait inhaler par des rats une atmosphere nontenant 10 et 150 pg de sesquioxyde de plomb par m3 (diametre moyen dee particules 0,06 p) pour des periodes variant de 3 a 12 mois. Ils observent une reduction signi ficative du nombre de macrophages par gramme de poumons dans les 2 groupes d'exposition et cela aussi bien apres 3 mois que 6 et 12
DUP050058827
IU - AH
mois d*exposition : la reduction du nombre des macrophages est de 1' ordre de 60 Cette reduction semble specifique du plomb car d'autres auteurs ont au contraire montre une augmentation du nombre de macrophages apres inhalation de poussilres. Dans des experiences ulterieures les mimes auteurs ont montre que cette reduction du ncmbre des macrophages apparaiBsait deja apres des expositions de 1*ordre de quelques jours* Cependant apres la cessation de 1'exposition au plomb le nombre de macrophages pulmonaires reprend tres rapidement sa valeur initiale* La possibility de la diminution de capacite de "clearance" pulmonaire lore de 1'exposition au plomb est evoquee * One action toxique locale du plomb pourrait diminuer les possibilites de "clearance" et favoriser ainsi la resorbtion.
.}
HERNBERG (84), dans une revue generals, signals que 1*absorption pulmonaire depend surtout de la taille des particules mais aussi du rythme respiratoire t un maximum de retention (63 %) est observe pour des particules de 1 ^a un rythme respiratoire de 10 par minute. Pour des particules de O.Z p de diamltre la resorption n'est que de 39 > Par ailleurs, 1 * augmentation du rythme respiratoire diminue la retention. Les plus grosses particules sont retenues par les parties superieures du systdme respiratoire et avalees. Les plus petites atteignent les alveoles pulmonaires. Grossierement, on peut admettre que 30 % du plomb atteignant les poumons sont absorbls : le diametre critique pour atteindre les alveoles pulmonaires semble > Itre au-dessous de 1 p .
Pour terminer signalons quelques travaux concernant 1'inhalation de derives organiques du plomb.
DAVIS (50), etudiant la toxicite des derives alkyles du plomb, observe que le plomb tetraethyle est plus toxique pour le rat que pour le chien alors que chez ce dernier, c'est le plpmb tetramethyle qui est le plus toxique.
3
DUP050058828
Ill - W >
i
Le chien est d'ailleurs plus sensible qua Is rat a 1'action des deux dArivAs alkylAs i cette difference de susceptibilite set peut-Stre due A une difference dans la transformation des derives tAtraalkylAs en derives trialkylea.
STEVENS C.D. et collaborateurs (142), etudiant 1'absorption par voie pulmonaire du plomb tetra&thyls chez le rat, retrouvent dans le foie des rats en experience du plomb tetraethyle non transforms*
Enfin, SCHMIDT et collaborateurs (129) ont molitre que le st6arate de plomb est facilement absorbs par voie pulmonaire : apres inhala tion de stearate de plomb les auteurs observent une intense reaction hepatique, se manifestant par Une degAnerescence graiqseuse et par des alterations morphologiques des hepatocytea (caryolyse, mitoses, cellules multinucleees)
En conclusion, on peut remarquer, corame o'Atait deja le cae pour 1*absorption gastro-intestinale, qu'il exists degrandes differences dans les taux d'aborption non seulement d'une espece animale a 1*autre mais Agalement de grandee differences individuelles.
Un certain nombre de points semblent cependant pouvoir Atre retenus t
I.1 *absorption par voie reepiratoire est certainement plus elevee que par voie digestive.
2. le facteur le plus important qui conditionne 1'absorption respi ratoire est le diaaetre des particules inhaloes qui doivent atteindre la zone alveola!re pour pouvoir Atre absorbAes. Le dlamAtre critique semble bien Atre en dessous de Ip.
3. la frequence respiratoire semble bien Agalement jouer un rdle important t 11augmentation de cette frequence diminue l'absorjticn*
4. la forme chimique, et en particulier la eolubilite, des particules de plomb inhalees, semble Agalement jouer un rdle.
II. 2 Mecanismes d*absorption par voie pulmonaire. Comme pour les mecanismes'd*absorption gastro-intestinale', les
travaux consacres aux mAcanismes intimes de la traverses de la parol alvAolaire sont assez peu nombreux. L'hypothese la plus vraisemblable est la solubilisation des parti cules de plomb au niveau dee parols alvAolaires humides et le passa ge par simple diffusion vers les eapillaires sanguins alvAolaires.
DUP050058829
Il l - AS
Lea travaux de 1XDMASHBV5KI (158) at ceux de FAIRHALL L.T. (56-57) plaident an faveur de cette resorption par diffusion*' A travers lee parole alvSoiairea. Un das mecaniemeE d1absorption par voie pulmonaire sa fait Sgalenent par la role dee macrophages alveolairee : lee particules englobees par lee macrophages peuvent antrer dans las espacee intersti tials at de Id dans lee vaisseaux lyraphatiques puls dans la circu lation generale. n conclusion, il semble bien qua dans I'etat actual das experimen tations, la mecanisme la plus important d*absorption du plomb par voia pulmonaire set la solubilisation au niveau das alveoles at la passage par simple diffusion vers les capillaires sanguine.
HI. ABSORPTION DU PLOMB PAR VOIE CPTANEE.
Par rapport aux voles gastro-intestinales et respiratoires, 1absorp tion du plomb par voia cutanea peut 8tre consider comae exceptionnella. Ca n'est que dans des cas d'exposition profeahionnell particuliere qua cette voie de penetration peut aoquArir une certains importance.
le plomb inorganique n'est pratiquement pas du tout absorbs par la peau Intacta : ce n'est qu'en cas d'alt rations da la peau qu'il
( ).peut y avoir une oertaine absorption de plomb par cette voie 75
Par contra, les derives da plomb organique peuvent p4ntrer de faqon significative par la voie cutanee : c'est ainsi que le plomb tetraethyle et le plomb tetramethyle peuvent penltrer et provoquer des intoxications par la voie cutanee, Ces derives organiques, etant liposoittbles, se distribuent tout d'abord dans 1'organisms comma des substances liposolubles male sont ensuite tree rapidement meta bolises par les divers tissue, y comprie la peau, et se comportent des lore comae le plomb inorganique (91 - 106 - 129 - 157 - 52 - 84 66 - 3*) Chez 1'animal comme chez l'homme, le plomb metallique introduit dans lee tissue par des projectiles oontenant ce mAtal set, en regie gln&rale, tres bien supports.
DUP050058830
iu e>
Cependant dans certaines oirconstancea, par ailleure encore trda mal
definies, il peut y avoir resorption de plomb - et signee da
toxicitS - a partir de ces projectiles Indus dans las tissue
(106 - 157),
En tout &tat de cause on peut admettre, dans l'etat actual dee
-r *
'
choses, que la penetration cutanea du plomb eat limitee presque
exclusivement aux rlsques professionnels et ne represente pas tin
risque serieux a considerer au point de vue de la population..
IV. DISTRIBUTION DP PLOMB DANS VORQAHISME ANIMAL. EFFETS METABOLIQUES. EXCRETION,
.4
De nombreux travaux ont <te consacree d 1 * etude du metabolisme
du plomb & l'intdrieur des organismes animaux, Dour la plupart ces
travaux ont ete effectu&s en vue de tenter d'expliquer las iaeoa-
nismea physiologiques et physiopathologiques de 1 * intoxication
saturnine.
Bien que le eujet sorts un peu du cadre qui a'avait Sts fixd pour ce rapport introductif, il m*a paru cependant utils d-*essayer de brosser, aussi succinctement que possible, un tableau de 1`etat d'avancement des oonnaissances dans ce domains.
Une fois les barrieres intestinales ou respiratoires traversees, le plomb absorb^ penetre dans le sang ou plus de 90 % soot lies aiix hematies. Le mecanisine de liaison aux globules rouges set encore asset mal connu de mime que le mecanisme de transfer! du plomb a partir du sang vers les divers tissue. Aprls cette absorption le plomb est dletribul dans les tissue mono prinoipalemant dans Is foie et les reins. Far la suite le plomb est redistrlbu* dans lforganisms : il poaside une affinity partfculiire pour le tissu osseux. Plus ou moins 90 % de la oharge corporelle en plomb se trouve dans lss os. C'est a ce niveau que I'on observe le plus d*analogies entre le
DUP050058831
Hi' ^
metabolisme du plomb et celui du calcium : las conditions physiopathologiques favorisant 1'osteoporose (tolled que infections, acidose .) favorieent egalement la liberation da plomb A partir du tissu osseux. II sembla d'ailleurs exister deux formes de plomb li6 aux os i une partie du plomb semble dtre 116 e tree fermement au tissu osseux (plus particulierement dans la diaphyse des os longs), une autre partie est moins fermement liee et set plus facilement ^changes avec le plomb tissulaire, biologiquement actif. Cette partie de plomb moins fermement liee au tissu osseux se trouve surtout dans lea os plats ou lea epiphyses des aa longs (84 - 73 - 106 - 31 - 66 - 52).
Parmi les multiples interferences physiopathologiques du plomb
dans le metabolisms animal, une de celles qui ait ete 1 pld's
etudiee experimentalement est 1'interference dans la biosynthese
de l'heme (5 - 52 - 73 - 116 - 64, etc...). Sans entrer dans les
details, signalons que les principales interferences du plomb
dans la synthese de l'heme consistent en 1'inhibition de 1'ALA
deshydratase, de l'uroporphyrlnogene decarboxylase, de la
ooproporphyrinogene dicarboxylase et de IVhdme synthitase.
Par contre les enzymes ALA synthetase et porphobilinogens diami-
nase ne semblent guere inhibies par le plomb.
11 est possible que ces inhibitions enzymatiques soient dues a
i
i'affinite du plomb pour les grouped sulfhydriles de oes enzymes. 1
Ce n'est oependant pas la seule explication oar d'autres metaux
ayant une affiniti au moins aussi grande pour les groupes sulfhy
driles n'inhibent pas la biosynthdse de l'heme.
En ce qui concerns le mecanisme intime, intracellulaire, de ces
inhibitions enzymatiques il semble bien que ce soit au niveau
des mitochondries que Se manifeste 1*action du plomb.
Le nombreux travaux ont en effet montre que le plomb se fixe de
fa?on tree solids aux mitochondries des cellules hipatiques et renales
(45 - 46 - 37-42-72-1 - 10). Or, il a ete montri que o'est
au niveau mitochondrial que se font les syntheses des porphyrines
et de 1'heme
DUP050058832
Ill-
De nombreuses autres interferences enzymatiques du plomb ont Sgalement StS StudiSes : beaucoup d'entr'elles demandant des experimentations complementaires pour qu'elles puissant etre eorrectement interpretSes. L'etude approfondle de ces interfe rences enzymatiques sortirait certainement du cadre de ce rapport introductif et je me contenterai d'en citer quelques unes (51 - 114 - 49 - 125). - augmentation des transaminase oxoloacetique et glutamopyruvique - augmentation de l'activite de 1'aldolase - diminution de l'activite des phosphatases alcalines - diminution de l'activite de la cholinesterase - augmentation de l'activite de la catalase - diminution de l'activite de 1'anhydrase carbonique - diminution de l'ALA dShydratase cSrebrale - Inhibition de 1*utilisation du glucose par le tissu cerebral - diminution de l'activite thyroidienne
Certains travaux tendent a montrer un effet cancerogene et tSratogdne du plomb (2J - 5$ - 59).
Quant a 1'excretion dn plomb, elle se fait principalement par les faeces : la plus grande partie du plomb fecal set represents par le plomb non absorbs, transitant simplement par le tractus gastio-intestinal sous forme de sulfures insolubles. TJne partie du plomb fScal est cependant du plomb excretS par voie biliaire.
L'excretion urinaire est aasez lente s elle se fait par filtration glomerulaire et par transport direct par les cellules tubulaires.
Le plomb peut Sgalement Stre SliminS par la transpiration, la salive et les phanlres mais cotte elimination est gSneralement considerSe comme insignifiante (84 - 52 - 75 - 31 - 162).
DUP050058833
-M- Al
V. CONCLUSIONS. POSSIBILITE D* EXTRAPOLATION CHEZ I'HOfrME DES RBSULTATS ACQUIS PAR LES EXPERIENCES SPR ANIMAPX.
Dans an article recent (1972), BLOKKER (29) estime qu'en ce qui cpncerne les etudes effectuAes chez 1 * animal, il est difficile de lee transposer A 1'homme.
An cours de ce rapport introductif nous avons vu, en effet, que dans tous les domaines du metabolisrae du plomb, il existe de grandes differences non seulement d'une espAce animale A 1*autre mais egalement au sein d'une meme espece animale, d'un individu A 1*autre.
De oette revue des travaux expArimentaux effectues chez 1'animal, il semble cependant que I'on puisee retenir un certain nombre de points positifs :
1. Au point de vue de 1'absorption gastro-intestinale, il semble que 1'influence de l'Age sur cette absorption soit importante : les animaux tres jeunes absorbent davantage de plomb que les animaux plus Ages. Cette conclusion parait bien pouvoir Atre transposee aux jeunes enfants.
2. En ce qui concerne 1'influence de certains facteurs diAtAtiques sur 1'absorption gastro-intestinale, on peut retenir qu'un regime carencA en calcium augments la rAsorption intestinale. Cette conclusion semble Agalement pouvoir Atre transposee A 1'homme.
3. Quant A 1'absorption par voie respiratoire, bien que les taux soient variables d'une espece A 1'autre et d'un individu A 1'autre, il apparait certain que la rAsorption respiratoire soit nettement plus AlevAe que par voie intestinale, aussi bien chez 1*animal que chez 1'homme, du moins pour ce qui parvient jusqu'aux alvAoles pulmonaires.
DUP050058834
m- 20
4, Eufin, tou jours en ce qui c one a rno le taux d'absorption par voie respiratoire, 1.1 semble bion quo le facteur le plus important conditionnant la rAsorption est le diametre das particules inhalAes. Le diametre critique de see particules, qui pour Stre racorbees doivent atteindre la zone alvAolaire, se situe au-dessous de ip .
Quant sxoa domainea dans lesquels dee rschorcUas
gtre
entreprisesj il soluble qu'elles doivent surtoufc Sir crle-utees
vers las facteure qui conditionnent lee grande differences
observees taut dans lee absorptions gastre-intsstinales quo res-
piratoires entre lea differenias esgSces animales et outre lee
individus d*unc ratine espece. I*experimentation oboe 1'animal et
des enquAtes epidemiologiques dans diffsrenta types de populations
fcumaines pourraient certainement contribuer A resoudre cos pro~
blames.
Pour illustrar cos grandee differences individuellos ot ent-re
espAces aniirmlae, les valeurs extremes relevees dans les taux
d*absorption out etA les euivantes s
- absorption intestinale : 0,3 A 30 % (jusqu'A 73 % ohes le rat nouveau-ne)
- absorption respiratoire: 6 & 76 suivant les conditions expArimentales.
REKBRCIEMEBTS.
Avant de terminer, je tiens A remercier tous ceax qui, A l'Institut d'HygiAne et d'EpidAmiologie, m'oat aid! dans la realisa tion de.ee travail* Tout particulierement, je tiens A remercier Helle TONET N* qui s'est dAvouAe sans compter aux recherches bibliographiques indispensables A la rAdaction de ce rapport. 11 m'eut AtA impossible de le rAaliser sans son aide prAcieuse.
DUP050058835
Ml - Z/\
BIBLIOQRAPHIE
1. ALESSIO L. - Ricerche enzimologiche aul teasuto ranale nella intossicazione saturaina aparimantale in fane aouta ad in fade di remissions. La Medicina del Lavoro t. ~ 1 -'970 41-16.
2* ARMAND J. - Antidotes at intoxications aigttes 1971 - MASSON st Cie Aditeurs.
5, BAGLEY.
- The occurence of lead in tissues of wild birds* Bulletin of Environmental Contamination and Toxicology. Vol. 2 n 5 - 1967-297-305.
4* BAMEACH K. -- The Plasma - call partition of blood lead j. Pharmacol 2k - 191>2 - 526-537 (abstract).
5* BAUCH1NGER M,~ Chromosouenanalysen in zellkulturen das chinesischen hamsters nach application von bleiacetat* Mutation Research 1972 14 - n1 pp 95-100.
6. BENNETT JD.G. - Cumulative toxicity of lead arsenate in phenothiazine : given to sheep* Am. J. Vet Res %Z - 727 - 1971 Cit6 par.BIBRA 1971 vol. 10 N 10 p. 519.
7* BELLI.
- Comportamento della temperature corporea in coreo di intossicazione sperimentale con piombo tetraetile. folia medica XXXVIII n 8 Agosto 1955 - 790-797*
8. BIBRA*
- The plumbiferous universe. 1964 vol. p - n 5 June pp 251-255*
'
9. BIBRA.
- The ubiquity of lead* April 1966 vol. 5 n* 5 - 162.
10. BIBRA.
- More leads on lead* 1966 Nov. vol. 5 n 9 - 565-569.
11* BIBRA.
- Interest on lead continues. April 1967 vol. 6 - n 3 - 119-121.
12* BIBRA.
-Elements traced to the blood. April 1969 vol. 8 - n 3 - 119*
13. BIBRA.
-The air we breathe. Nov. 1969 vol. 8 - n 9 - 462.
14. BARRY.
- Lead conoentrations in human tissues. Brit. J. industr. Med. (1970 - 27 - 359-551)
DUP050058836
Ul - 22.
15. BAZELL Robert J. - Lead poisoning s Combating the Threat from tlio air* Science - 174 - nov. 1971 n" 4009 - 574-576.
16. BIBRA.
- Mainly on alginate and lead. March 1970 vol. 19 n 2 - 85.
17. BIBRA.
- Taking a knock at anti-knock. oct. 1971 vol. 13 n* 8 - 378-382.
18. BIBRA.
- Lead in Petrol. 1971 vol. 10 np 10 p. 215.
19. BINGHAM E. - Alveolar macrophages; Reduced number in rats after prolonged inhalation of lead sesquioxyde. Science 13 Dec. 1968 vol. 80 - 1297-1298.
20. BINGHAM E. - Trace amounts of lead in the lung. In trace substances in Environmental Health III Proceeding of University of Missouri. June 24-26 - 1969 p. 83-90.
21. BOLANOWSKA W.- Dealkylation of tetraethyllead in the homogenates of rat and rabbit tissues. Biochem. Pharmac. 20 1971 - 2108.
22. BOLANOWSKA W.- Distribution and excretion of triethyllead in rets. Brit. J. Indust. Mec.. 1968 2J> - 203-208.
23. BOYLAND.
- The induction of renal tumours by feeding lead acetate to
rats. Brit. J. Cane. 14 - 283 - 1962. Cite par BIBRA Nov. 1962 n 9 4?-48.
| 24. B0$AY.
-Essais d'affouragement de vaches laitieres aveo du foin souille par des depSts de plomb provenant des gam d'echappement des vlhicules automobiles. Recherche agronomique en Suisse vol. 9 fuse. 2 1970 159-168.
' j
25. BOVAY.
- Les depSts de plomb sur la vegetation le long des autoroutes. Essai d'affouragement de vaches laitieres aveo du foin
souilie par le plomb. Travaux de Chimie alimentaire et d'Hygiene. 6l - 1970 fasc* 5-6 p. 303-321.
26. BOWERS G. - Atmospheric lead pollution. Cite par Environmental Health. Janv.. 1971 vol 1 n 1 p. 6.
DUP050058837
28. BOOKER D.V.- Uptake of radioactive lead following inhalation and injection. Brit. J. Radiol. 42 - 1969 - 457-466.
29* BLOKKER R C.- Review Paper* A literature Survey on eone health of lead emissions from gasoline engine. Atmospheric Environment* 1972 vol. 6 1-18.
30. BECKMAN. - Drugs, their Nature, Action and Use. Ed. Saunders Cy 1958 p 456--461.
31. BROWNING E-- Toxicity of Industrial Hetals 2d edition. Ed. Butterwozb and Cy - 1969 p. 172-187.
32. BRIEE
- Air lead concentrations from automative engines. Archives of Environmental Health D&c. 1962 - 527-531 *
33. BULLOCK J. - Effect of tetraethyllead on learning mid memory in the rat.
Arch. Environ. Health 13. duly 1966 21-22.
BRITISCH MEDICAL JOURNAL. - Lead in Air. Brit. Med. Journal 18 sept. 1971 p. 653-654 n 5776.
CANNON.
- Contamination of vegetation by tetraethyllead Science 137 - 765 - 1962. Cit6 par BIBRA Fey. 1963 vol. 2 n 1 p. 62.
CARDANI A. - Profilassi del saturnismo mediante somministrazione di versene per vie intramusoolare. La medicina del Lavoro - 61 n 4 - 1970 220-226.
CARDONA E. - Mitochondrial oxidative phosphorylation : interaction of lead and inorganic phosphate. Proceedings of the Society for Experimental Biology and Medicine 136 - n 1 - 1971 - 300-504*
CARR T.E.F.- Effect of Alginate on absorption and excretion of 203 Pb in Rats fed milk and normal diets. Nature 224 - Dec. 13 1969 p. 1115.
j ) 39. CASTELLINO.- Low Toxity of tetramethyllead mixture. Cite par BIBRA 1963 vol. 2 - n# 3 - p. 182.
CASTELLINO N. - Ricerche eperimentali sulla toxicita di una miscela antidetonante al piombo tetrametile. Folia Medica (Nopoli) - 46 - 1963 715-733.
4i, CASTELLINO - Distribuzione ed escrezione dell acetato di piombo (Pb 210) nel ratto. Folia Media (Napoli) XLVII n 2 Fev. 1964 - 138-156.
DUP050058838
42. CASTELLINO.
- Determinazione delle costanti di allontanamento del Pb 210 dei differenti tessuti del ratto. Folia Media (Napoli) XLVII n 3 - Mars 1964 - 238-248.
43. CASTELLINO.
- Azione del Ca Na2E.D.T.A. sulla cinetica delle dis^ 'uzione ed escrezione del acetato di piombo (Pb 210) nel ratio. Folia Medina (Napoli) XLVII n 4 - April 1964 381-403.
44. CASTELLINO N.
- Toxicite d'un melange antld6tonant au plomb tetramethyle. Arch. Des.Mal.Prof. de Med. du Travail et de SAcurite s socials - 1964 - T 25 n 4-5 - 203-218.
45* CASTELLINO N, - la distribuzione del Piombo (Pb 210) nelle frazioni subcellulari di fegato e di rene di ratto. Folia Medica (Napoli) - j>0 - 196? - 209-228.
46. CASTELLINO N, - Intracellular distribution of lead in the liver and kidney of the rat. Brit. J. Indust. Med. - 1969 - 26 - 139-143*
47. CHIESURA P.
- Escrezione urinaria di catabolite del piombotebraetile
nell uomo.
La Medicina del Lavoro - 61 - np 8-9 - 1970 -
437-441.
48. COMMUNITY AIR QUALITY GUIDES - LEAD - American Industrial Hygiene Association Journal - 1969 - 30 -- 95-97
49. CREMER.
- Toxicity of tetraethyllead in rats. Nature 122, 67* Cite par BIBRA 1963 vol. 2 n 1 p.6l.,
50. DAVIS.
- Inhalation of tetramethyHead and tetraethyllead t a comparison of the effects in rats and dogs.
Arch. Environmental Health 6 - 473 - 1963* Cite par BIBRA 1963 vol. 2 n 5 June P. 319. Toxicity of alkyllead to rats and dogs.
51. de BRUIN A,
- Certain Biological Effects of lead upon the animal organism. Arch. Environ Health - - 1971 - 249-264.
52. DELWAIDE., HEUSGHEM, NOIRFALISE. - Le Saturnisms : LAsions biochimiques et semeiologie biochimique. Ann.Biol.Clin. 1968 - 26 - 7-9 - 987-1001.
53, de TREVILLE.
- Occupational Exposure to organic lead compounds. Archives of Environmental Health* vol. 5 Dec. 1962 532-536.
DUP050058839
tn- m
- Environmental lead and Public Health. Environmental Protection Agency. Air Pollution Office March 1971.
55. EPSTEIN.
- Carcinoge. ocity cftetraethyl lead - Experientia. 24
580. 1968.
--
56. FAlRHAhL L.T. >
- Lead studies IX. The solubility of various lead compounds in blood serum. The Journal of Biological Chemistry - Vol. LX n 481-488-1924,
57 FAIRHALL L.T. - Relative toxicity of lead and some of its common compounds (Abstract). U.S. Public Health Bulletin n 253 - 1940.
58. FAIBHALL L.T. - Industrial Toxicology - 2d. Edition 1957 - pp. 68-71.
59. FERM V.H.
- Developmental malformations resulting from the administration of lead salts. Experimental and molecular pathology. 208-213. 1967*
60. FLEISCF H.
- The activating effect of lead on the precipitation of calcium phosphate.
Proceedings of the Society for experimental biology and Medicine 1965 118 882-884.
61* f o a V,
- Valutazione della piomburia nella diagnosi dl intossicazione da piombo tetraetile.
La Medicina del Lavoro 61 n 11 1970 491-501.
62. FORREST E. RIEHE. -- Lead intoxication in shipbuilding and Shipscrapping
1941 to 1968.
Arch. Environ.Health 1
1969 521-539.
63. FRIED J.
- Induced accumulation of citrate in therapy of experi mental lead poisoning. Proceedings of the Society for experimental biology and Medicine 1956 2 331-333. .
64. GAJDOS.
- Studio dell1azione del piombo Sulla sintesi della protoporfirina libera nei globuli rossi periferici di coniglio.. Folia Medica XXXVIII n 8 Agosto 1955 773-776.
65* CAGE and LITCHFIELD* - The migration of lead from polymers in the rat gastro-intestinal tract. Food Cosmet. Toxicol. - Vol. 6 1968 329-338.
66. GARNER'S VETERINARY TOXICOLOGY. - 3 rd Edition revised by E. Clarke 1965 p p ; 91-99.
67. GILLETTE R.
- Lead in the air. Industry weight on Academy Panel Challenged, Science vol, 174 - 19 Nov. 1971 800-802.
DUP050058840
m - <2 fo
GIULIANI*
- Reattivite termica in corso di intossicazione sperimentale eon piombo tetraetile.
Folia Medica (Napoli) XXVIII n 8 Agosto 1955 798-812.
GODFHAIND - DE BECKER. - Phyaiopathologie des intoxications. Manuel de Toxicologie Clinique et Medico-lsgals.
GOLDBLATT and GOLDBLATT. - Industrial carcinogenesis and toxicology* Part II. Some aspects of Industrial Toxicology. Industrial Medicine and Hygiene - edited by MEREWETHEE 1956.
GOLDSMITH J.R. - Respiratory exposure to lead i Epidemiological and Experimental dose-response relationship. Science 158 n 3797 October 1967* 132-134.
GOLDSMITH J.R. - Epidemiological basis for possible air quality criteria for lead. Journal of the air pollution control Association Sept 1969 19 n 9 714-721.
GOODMAN L.S. and GILMAN A. - "The pharmacological basis of therapeu tics" 3d. edition - pp. 966-975.
GOYER and KRALL.- Ultrastructural transformation in mitochondria isolated from kidneys of normal and lead intoxicated rate. The Journal of cell biology 1969 - Vol. 41 n 2 393-400.
GOYER Robert A.- Lead dosage and the role of the intranuclear
inclusions body.
An Experimental study.
Archives Environmental Health - Vol* 20 - June 1970..
705-711.
i
GOYER RA.
- Aminoaciduria in experimental lead poisoning.
Proceeding of the Society for Experimental Biology
and Medicine - 135 n 3 Dec. 1970 767-771.
GOWGILL G.R.
- The possible toxicity of lead alloys I. Experiments on the rats with solder II. Experiments on the dog with solder The Journal of Ind. Hyg. and Tox 25 a 3 81-97
(1943).
GRISLER Raoul. - Semimicrometodo e screening test per la determinazione dell ALA nell'orina. Medicina del lavoro 61 n 11 - 1970 - 563-568.
HAAS Th.
- Die Usuelle Bleibelastung bei Neugeborenen und ihren MUttern. Zbl. Bakt Hyg, I Abt Orig. B 155 - 341-349 - 1972.
DUP050058841
80, HARBOURNE.
- An unusual outbreak of lead poisoning in calves. Veterinary record - Vol, 83 n 20 - 1968 - 515-517*.
81. HARRISON O.E, - Effect on alginate on the absorption of lead in Man, Nature - Vol. 224 Dec. 15 - 1969 - 1115,
J
82, BATCH.
- Lead levels in tissues and stomach contents of poisoned cattles. A fifteen year survey* The Canadian Veterinary Journal - Vol. 10 oct. 1969 258-262.
83, HEIMANN H.
Risk of Exposure and absorption of lead. Symposium on Environmental Lead Contamination Sponsored by the Public Health Service Dec. 15-15 - 1965. Public Health Service Publication np 1440 March 1966 -
143-153.
84* HERNBER3 Sven* - Study on the hazards to health of persistent substances in water. Draft Document on lead. EURO 3109.W
85. HOPKINS.
- Experimental lead poisoning in the baboon. Brit. J, Ind. Med. 1970 - Vol, 2? n 2 - 130-140,
86, HORIUCHI K.
- Studies on the industrial lead poisoning. An expe rimental study of lead intake in human being through the Respiratory tract* Osaka City Medical Journal 8 n4 2 - 1962 - 151 - 169*
87. HURSH J.B.
- Absorption of 212 Pb. from the gastro intestinal tract of man. Acta radiologies 1968 - 108-120.
88. IMAMURA Y.
- Studies on the Industrial lead poisoning. Absorption transportation, deposition and excretion of lead. An experimental study of lead intake in human being * Osaka City Medical Journal - Vol. 3 n 2 January 1957.
89. KANNER,
- The functional State of the human adrenal cortex in chronic lead and benzene intoxication, Fedn.Proc.Pedn.Am.Socs.exp.Biol.Transl.Supp. n T 889-1964, CitA par BIBRA 1965 - Vol. 4 n 5 June 280-281.
90. KEHOE RA.
- The behavior of lead in the animal organism* Am. Jour, of Public Health I 8 may 1928 - 555~5l4.
91. KEHOE RA.
- The behavior of lead in the animal organism. II, Tetraethyllead. The Am. Journal of Hyg. - 1931 (13) pp. 478-498.
DUP050058842
KEHOE BA. KEHOE BA.
KEHOE BA. KEHOE BA. KEHOE Hi'. *
KEHOE BA.
KEHOE BA. KEHOE BA. KOPITO 1, KOSTIAL. LANDAU F.
U - *8
- Experimental studied on the ingestion of lead compounds*
The Jour, of Ind. Hyg. and Toxicology 1940 - 22 n 9 381-400
- Experimental studies on lead absorption and excretion and their relation to the diagnosis and treatment of lead poisoning. The Jour, of Ind. Hyg. and Toxicology 194-3 25 -
71-79.
The Harben Lectures, i960 The metabolism of lead in man in health and disease.
- Normal metabolism of lead. Metabolism of lead under abnormal condition. Archives of Environmental Health - Vol. 8 - feb. 1964 232-243.
- Under what circonetances is ingestion of lead dangerous.
Symposium on Environmental Lead Contamination, Sponsored by the Public Health Service Dec. 13-15.
1965. Public Health Service Publication n 1440 - March 1966 p, 51-58.
- Bisk of Exposure and absorption of lead. Symposium of Environmental Lead contamination. Sponsored by the Public Health Service. Public Health Service'Publication n 1440 - March 1966
154-157.
- Lead intake from food and from the Atmosphere. Science 1968 - Vol. 159 n9 3818 - p. 100.
Toxicological appraisal of lead in relation to the tolerable concentration in the ambient air. Journal of the air Pollution Control Association Sept. 1969 - 12 n 9-690-703.
,
- Chronic plumbism in children : Diagnosis by hair analysis. Jour, of the American Assoc, July 14 - 1969 209 243-248.
- Seduction of lead absorption from the intestine in newborn rats. Environmental Research 4 360-363 - 1971.
- Carbon monoxide and lead. An Environmental Appraisal. Journal of the air pollution Association - Sept. 1969 1j? n9 9 - 684-687.
JOG
DUP050058843
If i:
LAUWERIJS R.
- Le diagnostic biologique d'exposition excessive au plomb. Louvain Medical ^1 - 19-30 - 1972.
LEAD.
- journal of the air pollution control association Sept. 1969 21 n 9 - 730-732.
LEDERER.
- Effect of calcium and phosphorus on retention of lead by growing organisms (Abstract). JAMA 114 - 2437-2461 - 1940.
LIEGEOIS F.
- L*intoxication saturnine chez les animauxt Ann. de Med. VAtArinaire - Fasc* II - 1961 - pp. 57-81.
LILIS R.
- Nephropathy in chronic lead poisoning. Brit. Jour. Ind. Med, - 1968 2^ - 196-202.
LIVSHITS O.D. - The possibility of using local pectin containing food product for the prophylaxis of lead poisoning. Biological abstract 1971 n 122289.
LUTMER R.F. ,B. MALCOLM D.
- Lead from auto exhaust t effect on mouse bone lead concentration* Atmospheric Environment. Pergamon Press 196? - Vol. 1 585-589.
- Prevention of long term sequelee following the absorption of lead. Arch. Environ* Health 2 oct. 1971 - 292-298.
MARVIN J. SEVEN.-Metal Binding in Medicine (I960). Current concepts in the therapy of lead poisoning (RIEDERS F. )
pp. 143--145*
111. MILLAR J.A.
- Does Lead cause damage to the brain. New Scientist oct, 197 - P 82.
112. MOLE.
- Gli enzymi glicolitici del globulo Rosso nel saturnismo humano e eperimentale. Folia Medica (Napoli) XLVIII n 1 - Gennaio 1965 44-48.
113. MORTON LIPPMANN-The effect of particle size, on the regional deposition of inhaled aerosol in the human respiratory tract. American Industrial Hyg. Association Journal 1989 30
257-275.
114. MILLAR J.A.
Lead and deltaaminolevulinio acid dehydratase level in mentally retarded children and in lead poisoned suckling rats.
Lancet 1970 2 - 695-698.
DUP050058844
M- 30
115* MUIR DCF. 116. PECOBA
?.11 PECORA.
;il8. POPOFF, Mfl19. POTT F.
RAUSA a.
RIEDERS F. BUSHTON M.L. SALAMONE. SALVI. SANDSTEAD.
SANDSTEAD.
- The deposition of 0,5 p diameter aerosols in the lunge of man. Ann. Occup. Hyg. - Vol* 10 - 196? - l6l-l?4.
- Attivita del ala-sintetasi di mitochondri del fegato nell* intoasicazione sperimentale da piombo. Folia Mediea (Napoli) XLVII - 1964 n 10 Oetobre -
985-991.
- Azione del piombo sul metabolismo porfirinico nel
midollo osseo. Folia Mediea (Napoli) XLVIII 1965 n 1 janvier 53-43.
- Pathologic observations in lead encephalopathy * Neurology IJt ~ 1963 - p. 101.
- Vergleich der Enteralen und pulmonalen resorpticnsq uote von Bleiverbindungen. Zbl. Baht Hyg. I Abt Orig. B 155 - 1-17 (1971).
- Attivita acetilcolinesterasica eritrocitaria e colinesterasica sierica di ratti trattati con piombo nitrato. La Medicina del Lavoro 61 n 11 - 1970 - 554-562.
- Effect of oral Na2 Ca EDTA on urinary and fecal
excretion of lead in rabbits.
Federation Proceedings
- 397-398 (abstract).
- A study of calcium absorption using a* automtt*d fluorimetric assay procedure. Clinica chimica Acta 5 - 1971 n* 1 - 5-16.
- Sulla citolecitiva dei tossici industrial! - Nota
preliminare.
>
Folia Mediea (Napoli) L III n 10 - 1970 - 230-235. '>
Azione di nuovi compost! sulfidrilici sull1intossicazLone sperimentale da cloruro di piombo trietile* Folia Mediea (Napoli) XLIV n 1 janv. 1961 - 13-20.
- Effect of chronic lead intoxication on in vivo I1^
uptake by the rat thyroid. Proceeding of the Society for Experimental Biology and Medicine 1967 124 - 18-20.
Lead intoxication - Its effect on the renin-aldosterone response to sodium deprivation. Archives Environmental Health - Vol. 20 March 1970 - 356-363.
DUP050058845
SAVER*
- Demyelinating encephalopathy associated with lead poisoning in non human primates - Science 169 1091 1970.
SCHEPERS. SCHMIDT P.
Tetraethyllead and tetrametbyllead. Archives of Environmental Health -- Vol. 8 - Feb. 1964 277-295*
Tierexperimentelle untersuchungen zur Toxicitat der Bleistearate Int. Arch. Arbeitsmed. 26 1 970 - 117 * 144,
SCHROEDER,
Effect of chromium, cadmium and other trace metals on the growth and survival of mice, j, Nutr. 80 39 - 1963. Cite par BIBRA 1963 - Vol, 2 n 6 July - p, 406-407.
SCHROEDER.
Effect of chromium, cadmium and lead on the growth and survival of rats. J. Nutrition 1963 80 - pp. 48-54.
SCHROEDER.
Chromium, lead, cadmium and titanium in mice t effect on mortality, tumors and tissue levels. CitA par BIBRA 1965 - Vol. 4 n 3 fevrier p. 52.
SCHROEDER.
- Chromium, cadmium and lead in rats : effects on life span, tumor and tissue level.
J. Nutr. 86 51 - 1965* Cite par BIBRA 1965 - Vol. 4 n 9 - p. 545.
SCHROEDER.
- Influence of chromium, cadmium and lead on rat aortic lipids and circulating cholesterol. Am. J. Physiol, 209 433 - 1965. Cite par BIBRA 19<5T- Vol. 5 n 3 avril - p. 183,
SCHROEDER. H.A.<- The human body burden of lead,
Aroh. Environ. Health 17
1968 - 965-978.
1
SHARMA,
- Histochemical studies on calcification of the rat testis by lead acetate.
Acta histochemica ^8 1 - 6 - 1970.
SIX K.
- Experimental enhancement of lead toxicity by low dietary calcium. J. Lab. and Clin, Med. 1970 Vol. 76 - n 6 - 933-942.
SORED A.E.
- The BiochemiCkal Behavior of lead I. Influence of calcium, phosphorus and vitamin D on lead in blood and bone (Abstract). J, Biol. Chem. 1jS2 pp. 239-265 - 1940.
SPECTOR W.S.
Handbook of Toxicology. Vol. X. Acute toxioities. Ed, SAUNDERS Cy 1956 - pp, 174-179.
DUP050058846
m- 22
STANLEY R.E* Transfer to milk of ingested radiolead* Health Physics .21 - 2 - 211-215 (1971) (Abstract ) .
STEINBERG N. - Animal Behaviour and Drug Action. Ciba Foundation London pp. 168-169.
STEVENS C.D.
- Isolation from liver of tetraethyllead after inhalation* The journal of pharmacology and Experimental Therapeutics 1956 - 21 - n 4 -420-424.
STOKINGER Herbert E. - The spectre of to days Environmantal Pollution TJ.S.A. Brand i new perspective of an old scout* American Indust. Hyg. Association Journal JiO -
1969 - p. 209*.
, STOLMAN A.
- Progress in chemical Toxicology vol. 1_ - 1963 - p* 308.
, STOLMAN A.
- Lead content in tissues*
~
"
Progress in chemical Toxicology vol. 4 - 1969 - 164-166*
'46* STOLMAN A.
.- Progress in chemical Toxicology vol. 2 - 1965 - p. 159160
$7. s t r a b a l .
- Rilievi istochimici sull' attivita dello steroide 3 B ol-deidrogenasi nella zona glomerulare dell surrene in corso di saturnismo sperimentale. La Medicina del lavoro Jh n 11 - 1970 - 548-555*
. STREHLOW c .
- The distribution of lead and zinc in the human skeleton. American Industr. Hygiene Association Journal J50 1969 - 572-378.
49* STUART C* BLACK-5torage and excretion of lead 210 in dogs* Arch, of Environmental Health vol, 5 Nov* 1962 423-429.
TANGE J.
- Renal lesions in Experimental Plumbism and their clinical Implications* Australasian Ann* of Med* - 1965 Feb* 14 - n 49-56*
'3^1. TANSY M.F*
- Pigeons : a new role in air Pollution* J. Air Pollution Control Assoc. 1970 20 - 5 - 307-309* Cite par Environmental Health Janv. vol. 1_ n# 1 - 1971 p* 6-7*
i%152. TEISINGER.
- Correlazione fra i valori della piombiura e della piombemia nei soggetti non esposti al piombo* Folia Medica (Napoli) IL n 6 Juin 1966 - 421-425*
DUP050058847
\W ~ 33
Valeur et limit des tests biologiques d'exposition. Institut National de recherche et de security. Cahiers de Notes documentaires n 65 44me trimestre 1971 - 431-441,
pelta - aminolevulinic acid synthetase activity in erytbroblasts of patients with sideroblastic anemia. Life Sciences 10 part II - 1971 * 721-726.
Renal function subsequent to childhood plumbism. Arch. Environ. Health 7 - 1963 - 76. Cite par BIBRA - 1963 vol. 2 - n 7 - 478-479.
Balance between intake and output of lead in normal individuals. Brit, J. Indust. Med. 2 - 1970 - 189-194.
Under what circumstances is direct contact with lead dangerous? Symposium on Environmental lead contamination. Spon
sored by the Public Health Service Dec. 13*15* 1965* Public Health Service Publication n 1440 March 1966 pp. 59-62.
tSHEFSKl J.F.-Under what circumstances is inhalation of lead dangerous ? Symposium on Environmental lead contamination. Sponsored by the Public Health Service Dec. 13*15*1965* Public Health Service Publication n 1440 March 1966
PP* 39-49*
JRSANO FABRIZIO.-L'identificazione Istochimica del piombo nelle intossicazione acute e sub-acute. Folia Medica (Napoli) XXXVIII n 8 Agosto 1955
807-812.
>
Van OETTINGEKW.-Poisoning - A guide to clinical diagnosis and
treatment. Ed. Saunders Cy 2d. ed. 1958.
*
VIMERCATI F.
Comportamento istochimico della lattico-deidrogenesi, della suecino-deidrogenasi e della fosfatasi alcalina del rene in corso di saturnismo Bperimentale* La medecina del Lavoro 6l n 3 - 1970 - 154-l6l.
VOStCKL.
Renal excretory mechanisms of heavy metals 1 Transtubular transport of heavy metal ions in the avian kidney. Envir. Res. 2 - 1 - 1968. Cite par BIBRA nov. 1969 Vol. 8 - n 2 p. 90-91.
DUP050058848
162. WALDRON H.A.
- Correlation between some parameters of lead absorption and lead intoxication* Brit* J. Induct* Med. 1971 - 28 - 195-199.
164. WATSON J.A.
- Deposition and clearance following inhalation and intratracheal injection of particles. Arch* Environ. Health July 1969 - 51-58*
165. WEIR Patricia - Effect of various metal on behavior of conditioned goldfish* Archives Environmental Health vol. 20 Jan. 1970 45-51
166. WITSCHI H.P.
- Tierexperimentalle Hntersuchungen zur enterale Blelansscheidung. Intel hit Arch, gewerbepath U. gewerbehyg. 1964 20 n 5 449-460,
167. ZAMBRANO.
- 11 caltib EDTA nell intossicazione sperimentale da piorabow Folia Medica (Napoli) XXXVIII n* 9 Agosto 1955 -
813-835,
168. ZXELHUIS R.L. - Interrelationship of Biochemical Responses to the absorption of inorganic lead. ArOh. Environ. Health 2 1971 - 299-311.
!
j
DUP050058849