Document 5DDr4G38re2eN2ZRKNZnDw2pz

FILE NAME: Asbestos Textile Product Use (ATPU) DATE: 1979 DOC#: ATPU013 DOCUMENT DESCRIPTION: French Journal Article - No Translation VETEMENTS DE PROTECTION EN AMIANTE Dgagement de poussires lors 'de la fabrication et de l'emploi Note tablie d'aprs une tude de Hdl. G. RIED IG ER, parue dans M oderne Unfallverhtung . n 21, 197S-77 {Vulkan-Verlag, Essen. ff.F A J. I.N.R.S. 30, rue Olivier-Noyer 75680 Paris Cedex 14 Not n 1201-96-73 (36-07) CDU 628.511.001.4: 552.47 introduction. Les poussires fines d'amiante comptent parmi les poussires minrales dangereuses susceptibles de provoquer des affections pulmonaires. Elles ont la fois une action fibrogne (asbestose) et une action cancrogne (cancer bronchique, msothliome). Les listes des concentrations maximales admissibles (valeurs MAK) [1] donnent pour les poussires fines d'amiante ( l'exception de la crocidolite, difficile ment filable et par consquent non utilise pour la fabrication de tissus) les concentrations techniques indicatives (valeurs TRK) suivantes : - poussires fines d'amiante : 0,10 mg/m3; ' - poussires fines contenant de l'amiante (teneur en amiante < 2 ,5 % ); 4,0 mg/m3 ou 2 fibres/cm3 ... (mthode des filtres membrane). Ces valeurs limites s'entendent comme moyenne long terme (priode d'valuation : un an), pour une dure d'exposition quotidienne de huit heures. Elles ont t tablies en fonction du risque d'asbestose mais n'excluent pas totalement le risque de cancer [2, 3, 4], N.D.L.R. - En Franuu, /& concentra Jon moyenne an fibres d'amiante de l 'atmosphre inhale par un sala ri pendant sa journe de travail ne doit pas dpasser 2 fibres/cm3, seules tant considres les fibres de plus de 5 pm de longueur, de 3 pm au plus de diam tre, et dont le rapport longueur/diamtre excde 3 (dcret du 17 aot 1977). Les recherches effectues par BAM BER et BUTTERWORTH [5], G IBBS [6] et FENKER (en col laboration avec le Staubforschungsinstitut, Institut de recherche sur les poussires de Bonn) f7] ont r vl qu'il se produit un dgagement de poussires d'amiante partir des vtements de protection con tre la chaleur contenant ce produit. 'On a mesur des concentrations variant de 0,3 26 fibres/cm3 selon le type de tissu utilis, les dimensions du vtement et les caractristiques du travail effectu (frquence et amplitude des mouve ments); ies concentrations les plus leves corres pondent des vtements de protection dont la face externe n'est pas aluminise. Les tudes dont rend compte le prsent article vi saient tablir les concentrations numriques de fibres d'amiante dans la zone respiratoire des per sonnes travaillant en ambiance chaude des postes types de l'industrie mtallurgique, et dotes de vte ments de protection base d'amiante. Elles ont port notamment sur l'efficacit du matriau d'im prgnation pour rduire le dgagement de poussi res. On n'a pas envisag es proprits calorifuges des divers matriaux. tudes de lafoerateiire,, On a soumis des essais en laboratoire un man teau de protection contre la chaleur qui avait dj t utilis pendant deux semaines par un travailleur des CAHIERS OE NOTES DOCUMENTAIRES. N 96. 3 TRIMESTRE 1979. /9ter NFOhRfflATHQUE PROGRAMME DE RECHERCHE SUR I'AMIiute 425 - y . hauts fourneaux. Ce manteau, n tissu comportant entre 80 et 85 % d'amiante, manches et paules doubles, tait aluminis et imprgn d'un matriau liant les fibres. Les essais, d'une dure approximative de vingt minutes chacun, ont t effectus dans un local de 40 m3 environ, sans ventilation artificielle, dont les portes et les fentres taient fermes. Les chantillons de poussires ont t prlevs dans la zone respiratoire du sujet portant le vtement, sur des filtres membrane dont les pores avaient un dia mtre de 0,8 [im. Les concentrations numriques de fibres ont t mesures au moyen d'un microscope contraste de phase (objectif 40x/ouverture 0,7, ocu laire 10x) [2, 3, 4]. L'un des prlvements, au cours duquel le sujet enfilait le manteau, se dplaait lente ment, puis le retirait, a donn une concentration de 2,01 fibres/cm3. Cet essai a t rpt aprs net toyage complet du local, le sujet effectuant, outre les gestes dcrits prcdemment, 100 flexions des deux bras la minute. La concentration passait alors 2,41 fibres/cm3. Ce rsultat, peu diffrent du pr cdent malgr l'accroissement des mouvements, prouve que le fait d'enfiler et de retirer un vtemept en amiante provoque un dgagement de poussires particulirement important. G IBBS f6] et FENKEjR [7] ont observ des dpts de fibres d'amiante sur les vtements de travail aprs que le vtement de protection en amiante ait t retir. Dans les mesu res effectues en entreprise, on a donc tenu compte du dgagement de poussires lorsque le sujet met tait et retirait le vtement de protection en amiante, et cela autant de fois que le processus de travail l'exigeait. Pour comparer le comportement au frottement des divers matriaux calorifuges contenant de l'amiante, il faut soumettre ces matriaux des solli citations mcaniques prcises et mesurer la concen tration numrique des fibres qui se dgagent. M. W ALKENHORST, du Silikose-Forschungsinstitut (Institut de recherche sur la silicose) de Bochum, a mis au point cet effet un appareillage et une m thode d'essai inspirs du mode de sollicitation des tissus propos par CLAYTON [8]. Une pice du ti^su tudier, de 10 x 40 cm, est fixe sur un ct par le 2 kg est suspendu de l'autre ct de la pice de tissu, qui est frotte 100 fois par minute, dans les deux sens, sur une longueur de 15 cm, sur une arte m tallique arrondie (rayon de courbure : 0,6 cm) (fig. 1). Ce dispositif est install dans une enceinte cubique d'un mtre cube qui peut tre nettoye par de l'air fil tr (filtre Microsorban) fourni par un ventilateur. Un petit ventilateur rpartit l'air de manire homogne dans le cube. Aprs cinq renouvellements d'air, l'en ceinte ne contient plus de poussires dcelables au microscope optique. Les essais se sont drouls de la faon suivante : les chantillons de tissus taient pralablement frot ts pendant dix minutes, l'enceinte tait nettoye avec une ponge humide, puis rince l'air filtr. L'chantillon tait alors frott nouveau pendant dix minutes et la concentration numrique des fibres tait mesure par la mthode du filtre membrane [2, 3, 4]. Le mme systme a t utilis pour tudier un autre type de sollicitation : l'chantillon tant re pli, il est soumis une sorte d'effet de secouage lorsque la bielle passe au point mort (fig. 2). Les r sultats de cet essai ont fait apparatre les mmes tendances que ceux de l'essai de frottement. La dis persion plus leve des valeurs mesures a toutefois fait retenir l'essai de frottement. Tissu en amiante Fig. 2. - Schm a du dispositif utilis pour l'essai sur un chantillon repli. L'tude a port sur quatre types de tissus d'amiante non traits et sur cinq types de tissus im prgns d'un matriau liant les fibres, fournis par cinq fabricants diffrents. Pour chaque type de tissu, cinq chantillons ont t soumis aux essais. Au ta bleau I figurent les moyennes des concentrations nu mriques mesures, ainsi que les carts types. Cha que lettre dsigne un fabricant, les minuscules se r frant aux tissus non traits et les majuscules aux tissus avec matriau d'imprgnation. TABLEAU I Rsultats des essais de laboratoire effectus sur des tissus d'amiante non traits et sur des tissus d'amiante imprgns d'un matriau liant les fibres. Tissu (qualit commerciale, 80 85 % d'amiante 1 200 g/m2) Nombre de mesures Moyenne de la concentration (fibres/cmJ) cart type (fibres/cm3) a b C d a d A B C D E 5 8,81 0,979 5 8 ,2 2 2,005 5 7,31 2,509 5 8,17 1,950 20 8,13 1,865 5 13,38 3.276 4 1 ,8 8 0,112 5 9,82 2,187 5 1,89 0,640 5 1.31 0,361 Le traitement statistique des donnes du tableau I (test t et test F) fait apparatre que les mesures effec tues sur les tissus d'amiante non traits ne sont pas statistiquement diffrentes; les 20 valeurs ont donc pu tre runies en un ensemble avec une moyenne de 8,13 fibres/cm3 et un cart-type de 1,865 fibres/cm3. Au contraire, les valeurs obtenues pour les tissus imprgns sont statistiquement diffrentes les unes des autres, ce qui ne peut s'expliquer que par l'influence des procds d'imprgnation. Les va leurs, l'exception de C, s'cartent par ailleurs si gnificativement de celles qui ont t obtenues pour les tissus non traits. La concentration numrique mesure pour A est mme significativement plus le ve que pour les tissus non traits, et cela malgr l'imprgnation. Il apparat, par ailleurs, que les quali ts attribues aux tissus imprgns dans les docu ments publicitaires, telles que sans dgagement de ' poussires , rtention absolue des poussires , ne sont pas exactes. Cela est confirm par les mesures effectues lors de la mise en oeuvre des tissus. Tou- -- tefois, certains procds d'imprgnation totale se sont rvls, au moins au cours de ces essais en la boratoire, relativement efficaces (tissus B, D, E) [9]. Les figures 3 6 montrent la surface de quelquesuns des tissus vue au microscope lectronique balayage. Fig. 4. - Surface du tissu B (tissu trait avec un matriau d'imprgnation efficace). Fig. 3. - Surface du tissu b (tissu non trait). Il convient d'insister sur le fait que les rsultats de ces essais ne peuvent pas tre transposs directe ment aux postes de travail, o il faut tenir compte d'autres paramtres (agencement du local, aspira tion, procd de travail). De plus, les proprits calo rifuges des tissus n'ont pas t tudies : ainsi, par deux fois ?,u cours des essais, des vtements de pro tection en tissu d'amiante imprgn se sont enflam ms au contact de mtal incandescent. Les fabricants de tissus indiquant que leurs pro duits peuvent tre utiliss jusqu' 200 C, les tissus du tableau i ont t exposs cette temprature pendant des priodes de 1, 5 et 29 heures, puis, aprs refroidissement, soumis nouveau l'essai de frottement. Les rsultats sont donns au tableau II. 427 . IIUI.M.' wrrpBPHi * - </ Z'A / '.S '-.-*',' f't-4 ' '<Vr'.f** 40 JLlm k ; ----------*K. V iv i >'' v l . ,vi4i t*; . - , ? - -- - > . 4 v *t Fig. 5. - Surface du tissu D (tissu trait avec un matriau d'imprgnation efficace). Fig. 6. - Surface du tissu A (tissu trait avec un matriau d'imprgnation inefficace). La concentration numrique des fibres pour le tissu E a considrablement augment aprs l'exposi tion la chaleur. Les tissus ont par ailleurs pris une coloration brune, plus ou moins accentue, gnrale ment plus fonce pour les tissus imprgns que pour les autres. Ils sont devenus cassants, perdant ainsi une partie de leur rsistance mcanique. Par exem ple, aprs un sjour de 29 heures une temprature de 200 C, tous les chantillons du tissu a se sont dchirs lors de l'essai au frottement. Mesures aux postes de travail de mise en oeuvre des tissus en amiante. Les tissus tests en laboratoire ont t utiliss dans une usine de confection de gants de protection. On a mesur l'empoussirement par la mthode du filtre membrane aux postes de coupe, d'estam page, de couture et de retournage. Les chantillons taient toujours, et dans la mesure du possible, pr levs dans les mmes conditions (position de l'chantillonneur, dbit d'air, aspiration au poste de travail, outils et machines). Les rsultats sont consi gns au tableau III. L'analyse de variance multiple fait apparatre que les concentrations en nombre mesures aux postes de couture sont significativement plus faibles qu'aux postes d'estampage et de retournage, et a fortiori aux postes de coupe. D'aprs ce test, la comparaison multiple des lignes du tableau 111 n'est pas valable. Cela s'explique par le fait que ce test est indpendant de la distribution, d'une part, et ne permet pas de d couvrir les diffrences trop faibles qui existent entre la majorit des tissus, d'autre part. On a donc choisi, pour la comparaison linaire, d'utiliser le test pour tester zro la moyenne des diffrences apparies. TABLEAU II Rsultats des essais de laboratoire effectus aprs exposition des tissus d'amiante la chaleur : x : moyenne de la concentration numrique des fibres (fibres/cm3) a : cart-type (fibres/cm3) Tissus a b c d A B C D E 1 h 200 C 5 h 200 C 29 h 200 C X o X o X o 7,83 1,369 8,82 1,170 7,42 0,424 6,54 1,551 9,48 1,321 7,98 0,582 9,07 0,466 8,84 0,759 8,11 1,196 8,14 0.730 5,41 0,506 6,41 0,642 9,92 1,707 5,11 0,774 4,43 1,397 6.66 1,315 4,59 1,126 9,20 1,334 12,68 2,045 8,04 1,187 1,46 0,692 1,88 0,600 2,46 0,509 1.36 0,456 3,97 0,366 6,16 0,621 428 TABLEAU III Rsultats des mesures d'empoussirement effectues lors de la mise en oeuvre de tissus en amiante (a d : tissus non traits; A E : tissus avec matriaux d'imprgnation) Tissu Coupe (fibres/cm3) Estampage (fibres/cm3) Couture (fibres/cm3) Retournage (fibres/cm3) a 0,74 1,76 0,28 1,56 b 1,98 1,59 0,60 1,16 c 1,11 1,47 0,77 1,02 d 1.03 1,27 0,50 1,47 A 1,55 2,07 1,54 1,65 6 1,30 1,22 0,65 1,99 C 1,13 1,00 0,60 0,89 D 1,23 1,26 0,74 1.37 E 0,19 0,40 0,35 0,64 i On a vrifi que la condition pralable l'applica tion de ce test, c'est--dire une distribution des diff rences proche de la normale, tait remplie au moyenl du quotient amplitude de variation/cart type [10]. Ill s'est avr que la concentration numrique des fi-|. bres tait significativement moins leve pour E et' significativement plus leve pour A que pour les au tres tissus. Cette tendance confirme les essais effec tus en laboratoire. Cependant, les niveaux de signi fication sont moins bons que dans les essais de labo ratoire : certaines variations (entre d et D, par exem ple) sont attnues ou ne sont pas confirmes. Cet tat de fait a plusieurs causes qui se retrouvent en partie dans le cas de mesures aux postes de travail en ambiance chaude. Dans les conditions de labora toire, il est possible d'obtenir un assez haut niveau de signification mme pour des variations limites. On a bien essay de maintenir les conditions aux postes de travail aussi constantes que possible, mais il est impossible d'uniformiser l'intensit du travail (par exemple, certains tissus traits se travaillent plus facilement, donc plus rapidement). L'effet du traite ment doit toutefois tre assez net pour tre sensib|e lors d'un travail de routine. ' ments, cela autant de fois que le processus de travail l'exigeait. La plupart des vtements considrs taient aluminiss. Mthode de mesure. Les prlvements ont t effectus dans la zone respiratoire au moyen d'chantillonneurs individuels. Devant les hauts fourneaux et aux postes de dcriquage au chalumeau, on s'est servi d'un Portikon (fig. 7). Cet appareil tant peu adapt ce type d'uti lisation, le Staubforschungsinstitut a mis au point un chantillonneur individuel (SSG) spcial pour les pr lvements et les mesures effectus suivant la techni que des filtres membrane. Cet appareil a t utilis pour toutes les autres mesures. L'chantillonneur proprement dit (fig. 8) est un cy lindre de 50 mm de diamtre et 100 mm de lon gueur, pesant 450 g et pouvant s'accrocher au cou de l'oprateur par une chanette rglable. Il contient une pompe aspiration et refoulement miniaturi se, qui aspire l'air empoussir travers un filtre M esure des fibres qui se dgagent des vtem ents de protection en amiante! Les essais en laboratoire ont fait intervenir le port des vtements contenant de l'amiante, mais les/rsultats ne peuvent pas tre transposs directement aux postes de travail. On a donc effectu des mesu res d'empoussirement certains postes de travail en ambiance chaude de l'industrie mtallurgique. Remarquons tout d'abord que, dans les entreprises visites, les vtements de protection contre la cha leur contiennent de plus en plus rarement de l'amiante. Dans de nombreux cas, en effet, les tissus dpourvus d'amiante ont t tellement perfectionns que, combins des mesures techniques, ils assu rent une protection suffisante contre la chaleur. Les chantillons de poussires ont t prlevs alors que le personnel portait les vtements en amiante, et en prenant en compte la mise et le retrait des vte Fig. 7. - Mesure de Vempoussirement au poste de couleur au haut fourneau par un appareil Portikon: 429 homogne dans un bain aux ultrasons. On a alors prlev au moyen d'une pipette 0,5 ml de la solution, que l'on a filtr sur un filtre membrane (diamtre des pores : 0,8 pm, diamtre utile : 21 mm). Ce filtre membrane a t rendu transparent par du cyclo hexanone, puis observ au microscope contraste de phase. Pour chaque filtre Microsorban, on a utilis et tudi quatre prparations sur filtre membrane. Dans les essais blanc, on a calcul la valeur blanc (fibres prsentes sur le filtre Microsorban neuf), que l'on a ensuite fait intervenir dans l'valuation de la concentration numrique des fibres. Celle-ci s'crit de la faon suivante : Fig. 8. - chantillonneur individua/ de poussires SSG . membrane plac dans une capsule. Cette capsule est elle-mme dispose l'intrieur de la buse d'aspira tion qui la protge contre les chocs (diamtre du fil tre 37 mm; diamtre des pores : 0,8 um; fabricant . de la capsule et du filtre : Millipore GmbH). Cette mthode permet d'viter entre la pompe et le filtre de longs tuyaux de raccord qui risquent toujours d'tre plus ou moins tordus, ou mme compltement recourbs, du fait des mouvements de ('oprateur, ce qui influe de faon incontrlable sur le dbit d'air. Le fonctionnement de la pompe tant trs rgulier, l'uti lisation d'un amortisseur de vibrations est superflue. La source d'nergie (accumulateur argent-zinc re chargeable) est place dans un botier en matire plastique (170 x 100 x 60 mm, poids total : 640 g), ainsi que l'interrupteur de mise en marche, un indica teur optique de fonctionnement (LED) et un dispositif permettant de faire varier la vitesse de rotation de la pompe et par consquent le dbit d'air. Le botier est reli la pompe par un cble et se place la ceinture ou dans la poche de l'oprateur. La pompe fournit un dbit allant jusqu' 2,8 l/min environ, ce qui excde nettement la valeur recommande de 2 l/min [2], travers une surface filtrante libre de 8,6 cm2 (filtres membrane avec pores de 0,8 pm de diamtre ou fil tre Nuclpore avec pores de 0,4 pm de diamtre). La pompe consomme environ 200 mA. L'accumulateur a une capacit de 7 Ah; lorsqu'il est compltement charg, l'chantillonneur.peut fonctionner pendant 35 heures. Les chantillons retenus sur les filtres tant analyss au microscope, le dpt de poussires doit tre faible. La perte de charge due au colmatage est donc* limite, de sorte qu'il est superflu de prvoir une rgulation automatique du dbit d'air. Le dbit est fix 2 l/min au dbut du prlvement (mesure effectue au moyen du rotamtre gradu prsent ' la figure 8) et contrl la fin de l'opration. L'exp- j rience prouve que les carts observs aprs une/ heure de prlvement sont nettement infrieurs j 5 %. Aprs prlvement, ies capsules peuvent tre) scelles et adresses par la poste un laboratoire d'analyses. L'analyse des filtres Microsorban utiliss avec le Portikon s'est droule de la faon suivante ; aprs avoir t schs pendant une nuit une temprature de 50 aC. les fiitres ont t plongs dans 300 ml de trichlorthylne. Aprs dissolution complte du ma triau filtrant, la suspension a t rpartie de faon A **r\ f = J_ f F -A fm .Vs \ VA \ n..Vp / avecf = F = n = A = A fm = Vp = Vs = Va = B = concentration numrique des fibres (en fibres/cm3) nombre de fibres comptes par filtre nombre de champs tudis surface value d'un champ surface utile du filtre membrane volume prlev la pipette volume de la suspension volume d'air filtr au cours du prlvement (en cm3) valeur blanc Les filtres membrane de l'chantillonneur indivi duel ont t directement rendus transparents par du triactate de glycrine, puis examins au microscope contraste de phase (objectif 40x/ouverture 0,7, contraste de phase positif, oculaire 10x avec un graticule qui dlimite dans le plan objet un champ de comptage de 6,25.10 -4 cm2 et dont les carrs l mentaires ont 5 pm de ct). On a dnombr au mi nimum 200 fibres, ou, pour les dpts trs faibles, 100 champs. On a considr comme fibre toute par ticule ayant deux cts parallles, dont le rapport longueur/diamtre tait suprieur 3, et dont le dia mtre tait infrieur 3 pm et la longueur suprieure 5 pm. Les fibres apparaissant en partie dans le champ taient ngliges lorsqu'elles taient en bas ou gauche et comptes comme fibres entires lors qu'elles taient en haut ou droite (pondration 1). Les fibres entrant dans ie champ gauche et en sor tant droite taient comptes comme demi-ur is (pondration 1/2), de mme que les fibres entrant gauche et sortant en haut. Rsultats. Les rsultats des mesures effectues en entreprise figurent au tabieau IV. Les concentrations les plus faibles ont t releves avec des vtements aluminiss extrieurement et doubls intrieurement, et dans les entreprises o une bonne ventilation (ateliers ouverts totalement ou en partie, lanterneaux ouverts, etc.), jointe une bonne convection thermique, assurait une forte r duction de la concentration de poussires, C'tait le ^ cas notamment pour les postes de travail 1,2, 5, 6, 8 et 10. Les chiffres plus levs relevs au poste 5 s'expliquent peut-tre par la mise et ie retrait fr quents des gants non aluminiss. Dans les cas 1 et 2, TABLEAU IV Rsultats des mesures effectues aux postes de travail en ambiance chaude Poste de travail Vtements Nombre de mesures Concentration (fibres/cm3) Moyenne tendue de variation 1. Fondeur (haut fourneau). Manteau aluminis, manche et paules dou 9 bles. 2. Dcriqueur (travaillant parfois l'ext Tablier et manches aluminiss. 8 rieur). 3. Recuiseur. Manteau, tablier, gants, gutres. 4 4. Recuiseur. Manteau, parfois gants, pantalons et bottes 3 aluminiss. 5. Fondeur (acirie Martin). 6. Couleur (acirie Martin). Manteau ou tablier et gants aluminiss. 6 Tablier aluminis. 1 7. Couleur (acirie Thomas). Manteau et gants aluminiss. 3 8. Fondeur (acirie lectrique). Manteau, et gants aluminiss. 2 9. Fondeur (acirie lectrique). Tablier doubl. 2 10. Couleur (acirie lectrique). Tablier a|uminis. 4 0,04 0,17 2,09 1,77 2,00 0,41 1,20 0,34 1,51 0,28 0,02 0,06 0,05 0,41 0,62 4,03 0,81 3,41 0,18 5,60 - 0,35 1,82 0,29 0,39 0,58 2,44 0,11 0,48 o les mesures ont t effectues avec un Portikon, il peut s'y ajouter l'effet observ par BAMBER et BUTTERWORTH [5], savoir que les concentrations mesures hauteur de la tte de l'oprateur sont l grement infrieures (de 10% environ [5]) celles que l'on trouve hauteur de la poitrine. Dans les cas 3 et 4, l'chantillonneur individuel (SSG) tait port l'intrieur de la cagoule de protection, ce qui explique les concentrations leves. Au poste 3, l'oprateur portait des vtements non doubls. Le tablier port au poste 9 n'tait pas aluminis, mais doubl. Quant l'effet de l'ge du vtement sur la concentration des fibres, la dispersion des donnes obtenues n'a pas permis de l'tablir valablement. Compte tenu de la rduction de la dure d'exposi tion (en raison des procds de travail), et selon l'valuation statistique des valeurs mesures f l 4], la valeur limite d'exposition l'amiante, qui est de 2 fibres/cm3, tait largement respecte la plupart des postes de travail et n'tait dpasse de faon cer taine dans aucun cas. Certains vtements de protection ports lors des mesures effectues en entreprise ont t soumis en suite aux essais de frottement dcrits aux paragra phes relatifs aux essais de laboratoire, sur la face en tissu et sur la face rflchissante. Les mmes essais ont t renouvels aprs exposition des chantillons une temprature de 80 C pendant 24 heures. Aucune modification significative n'tant apparue, on ne traitera pas de ces essais ici. Par ce traitement thermique, on a tent de neutraliser l'effet ventuel de l'ge du vtement sur le dgagement de fibres (certains chantillons taient neufs, d'autres avaient t udliss pendant des priodes allant jusqu' 16 semaines). On a choisi une temprature de 80 C parce que des essais de laboratoire effectus avec un radiateur exprimental [11] ont montr que, selon la prsentation et le salissement, l'envers du tissu en amiante pouvait, pour un rayonnement incident de 0,6 W/cm2, admettre des temprature^allant jusqu' 80 C environ [12, 13]. Les vtements tests en laboratoire ont t tu dis galement au microscope lectronique ba layage, sur la face en tissu et sur la face r flchissante. Les rsultats obtenus sont donns au tableau V. Lorsque cette observation au microscope semblait indiquer la prsence d'un matriau d'imprgnation du tissu en amiante (ce qui n'est pas toujours net du fait de l'encrassement de la surface du tissu), on a port dans la dernire colonne du tableau V la men tion i., tandis que dans le cas inverse, on a indiqu n.i. Si l'on considre que les observations au micro scope taient justes 100 % (*) et si l'on applique le test t sur la base des essais de laboratoire portant sur les tissus non traits, afin de vrifier si les moyennes trouves pour les vtements de protection contre la chaleur s'cartent rellement des moyennes mesu res pour les tissus non traits, on trouve pour 15 v tements 11 cas de concordance avec les observa tions au microscope lectronique balayage; cela signifie que la probabilit d'exactitude du procd statistique est de 73 % environ. Il s'agit l d'un excel lent rsultat, d'utant plus surprenant que les vte ments de protection taient plus ou moins diffrents, en prsentation et en poids par unit de surface, des quatre types de tissus non traits. Cela prouve que la mthode d'essai mise au point par M. W ALKENHORST permet une bonne estimation de l'efficacit relative des procds d'imprgnation. Au cours du frottement, on observe un dgage ment de fibres mme partir de la surface aluminise. Ce dgagement est certes significativement moins important que celui qui provient de la surface en tissu. Son existence s'explique par les sollicitations mcaniques dues au pliage du tissu, par le dpt de fibres sur la face rflchissante (vtements rangs ensemble, par exemple) et surtout mme pour les vtements peu ports, par Iss dchirures de Is cou che d'aluminium qui souvent n'excde pas 50 pm (fig. 9, 10, 11). () Les renseignements fournis par les entreprises sur les tis sus taient soit inexistants, soit incomplets, soit, dans certains cas, errons. 431 TABLEAU V Rsultats d'essais de laboratoire effectus sur des vtements de protection contre la chaleur contenant de l'amiante (i. : imprgns, n.i. : non imprgns) Vtement (dure d'utilisation en semaines indique par l'entreprise) Frottement sur la face en tissu (fibres/cm3, moyenne) Frottement sur la face rflchissante (fibres/cm3, moyenne) Observation au microscope lectronique balayage 1. Manteau de fondeur au haut fourneau (2 semaines environ).................................................... 2. Tablier de dcriqueur (neu f)................................. 3. Manches de dcriqueur (neuves)........................ 4. Tablier de dcriqueur (2 semaines environ) . . . . 5. Tablier de dcriqueur (3 semaines environ) . . . . 6. Tablier de recuiseur (dj port).......................... 7. Blouse de recuiseur (10 semaines environ)___ 8. Manteau de recuiseur ...................... ................... 9. Pantalons de recuiseur.........\ ............................. 10. Capuchon de recuiseur......................................... 11, 12. Bottes de recuiseur....................................... 13. Manteau de couleur en acirie Thomas (dj po rt)..................................................................... 14. Tablier de fondeur en acirie lectrique (16 se- maines environ).................................................... 15. Tablier de couleur en acirie lectrique (2 se- maines environ).................................................... 6,53 11,42 7,34 4,64 5,96 22,16 20,79 ,8,79 ,8,55 Il ,29 12,23 6,06 27,11 13,26 0,44 i. 1,00 n.i. 2,49 n.i. 1.72 i. 2,06 . n.i. - i. 1,85 n.i. 0,62 n.i. 0,73 n.i. 0,69 i. 1,00 n.i. i 0,50 n.i. - n.i. 0,63 i. \ r-` r Kt \i S .. & / V '-- / 'V ` ' / A ' '""'V- V"' i'# /' . ;? ! >-31 6; Fig. 9. - Vtement de protection contre la chaleur, face rflchissante (tableau V, vtement 11). < . ~ .r^ \ . I : A>* .. r*V'' 40 jim -,J Fig. 1 1 . - Vtement de protection contre la chaleur, face rflchissante (tableau V, vtement 7). Conclusion. Les tudes ont fait apparatre un dgagement de fibres d'amiante aussi bien lors du travail des tissus qu'en cas de port de vtements de protection contre la chaleur contenant de l'amiante. Tous les procds d'imprgnation ne permettent pas d'viter ce dga gement de poussires. Il convient donc d'utiliser dans tous les cas des installations de dpoussirage appropries. Aux postes de travail en ambiance chaude tudis, la valeur de 2 fibres/cm*. considre comme moyenne d'exposition long terme l'amiante, n'tait en aucun cas dpasse avec une certitude statistique. Les concentrations mesures taient la plupart du temps infrieures cette valeur. La concentration numrique des fibres peut tre maintenue un niveau rduit par l'utilisation de vte ments en amiante aluminiss et doubls, et par une bonne ventilation au poste de^ravail. La mise et le retrait des vtements en amiante sont des sources d'empoussirement importantes. Il est recommand de recourir, chaque fois que ceci est possible, aux nombreux matriaux de protection contre la chaleur dpourvus d'amiante qui existent actuellement [7, 11. 12, 15, 16]. BIBLIOGRAPHIE [1] Deutsche Forschungsgemeinschaft. - MAK-Werte-Liste 1976 (Liste des valeurs MAKI. - Bonn - Bad Godesberg, Allemagne. 1976. 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Th teitA l reveal that although non-negllglble amounts of asbestos fibres are 40 to m , theyrarely exceed the lim it value of 2 fibres per cm3at work 433